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URGENT STORY 🔵 L’absence de queue chez les grands singes : les explications scientifiques de cette évolution remarquable

URGENT STORY 🔵 L’absence de queue chez les grands singes : les explications scientifiques de cette évolution remarquable

Hamza Chouraqui

Dans le règne animal, la queue remplit des fonctions essentielles : équilibre, communication, défense ou navigation aérienne. Les ancêtres primates des humains possédaient une queue, disparue selon les fossiles il y a 25 à 20 millions d’années. Cet événement majeur de l’évolution a intrigué Darwin lui-même, bien que les causes précises restent énigmatiques.

Les scientifiques ignoraient longtemps le mécanisme génétique responsable de cette transformation. Bo Xia a mené l’enquête en 2019, motivé par une blessure personnelle au coccyx. Son équipe a utilisé des outils de recherche génomique pour comparer les gènes des grands singes sans queue et ceux qui en conservent une.

Les recherches ont révélé que l’élément AluY, un transposon mobile, s’est inséré dans le gène TBXT. Cette intrusion a perturbé la production de la protéine brachyury, essentielle au développement de la colonne vertébrale. Les éléments Alu, longtemps considérés comme de l’ADN superflu, représentent plus d’un million de séquences dans le génome humain, occupant environ dix pour cent de celui-ci.

Pour valider leur hypothèse, les chercheurs ont manipulé génétiquement des embryons de souris à l’aide de CRISPR. L’insertion d’éléments Alu a progressivement raccourci puis éliminé les queues. Cette démonstration confirme que le processus s’est opéré graduellement chez nos ancêtres primates, non instantanément.

Cependant, cette mutation a engendré des effets secondaires graves. Certaines souris ayant perdu leur queue ont développé des anomalies du tube neural ressemblant au spina-bifida humain. Selon certains scientifiques, la pression évolutive était suffisamment intense pour que ce prix biologique en vaille la peine, ou le changement s’est imposé dans une petite population sans conférer d’avantage évolutif particulier.

Les archives fossiles indiquent que la perte de la queue, la descente des arbres et l’adoption de la bipédie ne se sont pas produits simultanément. Ces transformations majeures se sont échelonnées sur des millions d’années. Les scientifiques s’interrogent encore sur les véritables pressions ayant favorisé cette modification, notamment pourquoi elle s’est manifestée alors que nos ancêtres vivaient encore arboricoles.

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