URGENT STORY 🔵 Au Soudan, Ă  El-Fasher, des familles tĂ©moignent des massacres perpĂ©trĂ©s par les FSR dans leurs propres demeures – Shango Media
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URGENT STORY 🔵 Au Soudan, à El-Fasher, des familles témoignent des massacres perpétrés par les FSR dans leurs propres demeures

URGENT STORY 🔵 Au Soudan, à El-Fasher, des familles témoignent des massacres perpétrés par les FSR dans leurs propres demeures

Esteban Ortega

Une épouse attendait son mari à l’aube près de l’unique hôpital encore opérationnel d’El-Fasher. Ammar El-Tijani, blessé par balles de sniper dix jours auparavant, ne pouvait se déplacer qu’en charrette tirée par un âne. Asma Ibrahim et leurs trois enfants devaient le rejoindre avant le lever du soleil pour fuir ensemble.

Le dimanche 26 octobre, la famille envisageait de s’échapper sous le couvert de l’obscurité matinale. La ville, capitale du nord du Darfour, subissait un siège impitoyable depuis plus de 550 jours. Les Forces de soutien rapide, milice paramilitaire, contrôlaient l’accès à la région occidentale du Soudan. Ammar exprimait son espoir lors de leur dernier appel : nous nous en sortirons, si Dieu le veut.

Ce rendez-vous n’eut jamais lieu. Au moment fixé, les paramilitaires resserrèrent leur emprise sur El-Fasher. Asma Ibrahim ne réentendit plus la voix de son mari. Après dix-huit mois de blocus, les FSR s’emparèrent du dernier point de résistance de l’armée régulière dans cette région assiégée.

La chute du bastion militaire marqua la fin des dernières poches de résistance civile et organisée. Les combats intensifiés dispersèrent les populations tentant de s’échapper. Le contrôle total des paramilitaires sur la ville devenait désormais absolu.

Le silence radio laissé par Ammar El-Tijani témoigne de la brutalité du conflit qui déchire cette région. Des milliers de familles comme celle d’Asma Ibrahim se trouvent séparées, leurs destins brisés par l’offensive éclair des forces armées paramilitaires.

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