SCIENCES ET VIE 🔵 Une anomalie de la mystĂ©rieuse Uranus enfin expliquĂ©e ? – Shango Media
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SCIENCES ET VIE 🔵 Une anomalie de la mystérieuse Uranus enfin expliquée ?

SCIENCES ET VIE 🔵 Une anomalie de la mystérieuse Uranus enfin expliquée ?

Dans le système solaire, chaque planète à ses mystères, et grâce aux différentes sondes spatiales, on en apprend chaque jour un peu plus sur chacune. Comme par exemple sur Uranus qui a la double particularité de tourner de manière penchée, mais aussi de posséder des anneaux de faible densité.

Depuis le passage de Voyager 2 aux abords d’Uranus en 1986, on sait que le champ magnĂ©tique de la « gĂ©ante de glace Â» est asymĂ©trique et inclinĂ© Ă  60°, mais aussi que les anneaux sont environ 100 fois moins denses que prĂ©vu. En fait, grâce Ă  des simulations rĂ©alisĂ©es Ă  l’aide des donnĂ©es de Voyager 2, des scientifiques avancent que ces deux anomalies sont liĂ©es.

Un champ magnétique unique

Il est ainsi possible que les faibles radiations des anneaux soient liées au champ magnétique incliné et déséquilibré de la planète. Cela provoquerait des « embouteillages » (traffic jam dans leur jargon) de particules qui tourbillonnent autour de la planète.

« Son champ magnĂ©tique est unique dans le système solaire. La plupart des planètes qui ont un champ magnĂ©tique intrinsèque puissant, comme la Terre , Jupiter et Saturne , ont une forme de champ magnĂ©tique très « traditionnelle », connue sous le nom de dipĂ´le », rappelle l’auteur principal de l’étude Matthew Acevski. « C’est la mĂŞme forme de champ magnĂ©tique que celle que l’on attend d’un aimant ordinaire. Ce n’est pas le cas d’Uranus ; le champ d’Uranus est très asymĂ©trique, et il le devient de plus en plus Ă  mesure que l’on se rapproche de la surface de la planète. »

Les particules accélèrent puis décélèrent en fonction des régions

Selon ce scientifique, cette Ă©tude met en Ă©vidence la manière dont l’asymĂ©trie magnĂ©tique d’Uranus dĂ©forme la structure des anneaux de rayonnement protonique de la planète. « Mon hypothèse Ă©tait que l’asymĂ©trie magnĂ©tique dĂ©formait les ceintures de radiations de protons, formant des rĂ©gions autour de la planète oĂą les anneaux de radiations Ă©taient plus comprimĂ©s et donc avec une intensitĂ© plus forte. Et d’autres rĂ©gions oĂą elles Ă©taient plus Ă©talĂ©es, conduisant Ă  une intensitĂ© plus faible. Â»

D’oĂą le terme d’embouteillages pour illustrer ce phĂ©nomène, avec des particules qui accĂ©lèrent puis dĂ©cĂ©lèrent lorsqu’elles traversent des rĂ©gions oĂą les champs magnĂ©tiques sont diffĂ©rents. Les changements de vitesse des particules les amènent ainsi Ă  se regrouper dans certaines rĂ©gions et Ă  se disperser dans d’autres. Comme des vĂ©hicules sur les routes.

Une nouvelle mission d’ici 2030

Comme les simulations se basent sur des observations datĂ©es de 1986, il faudrait les vĂ©rifier avec une nouvelle sonde. Bonne nouvelle, la Nasa envisage de lancer une mission vers Uranus dès 2030.  « Pour vĂ©rifier ces simulations, nous avons besoin d’une mission phare vers Uranus pour obtenir de nouvelles mesures in situ de la planète sur plusieurs annĂ©es plutĂ´t que sur quelques heures comme l’a fait Voyager 2 », conclut Acevski.

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