SCIENCES ET VIE 🔵 Les Ă©lĂ©phants auraient-ils des prĂ©noms ? Une nouvelle Ă©tude prouve que leurs barrissements sont spĂ©cifiques suivant leur destinataire – Shango Media
General-FRNews-FRONT-FR

SCIENCES ET VIE 🔵 Les éléphants auraient-ils des prénoms ? Une nouvelle étude prouve que leurs barrissements sont spécifiques suivant leur destinataire

C’est en tout cas une hypothèse proposĂ©e par des chercheurs amĂ©ricains dans une Ă©tude publiĂ©e le 10 juin dans la revue “Nature ecology & evolution”. 

Les prĂ©noms, le propre de l’HumanitĂ© ? 

Ces biologistes de l’UniversitĂ© de Colorado (USA) expliquent que d’après leurs observations, les Ă©lĂ©phants d’Afrique s’adressent Ă  leurs congĂ©nères avec des variations de barrissement. 

Une dĂ©couverte bien exaltante, surtout alors qu’on pensait que cette dĂ©nomination particulière Ă©tait le propre de l’humanitĂ© sans trop d’analogues, comme le rappellent les auteurs : “ Alors que les dauphins et les perroquets s’adressent Ă  leurs congĂ©nères en imitant les cris du destinataire, les noms humains ne sont pas des imitations des sons gĂ©nĂ©ralement Ă©mis par l’individu nommé”. 

La fiche identitaire de “l’appelant” en un seul barrissement 

Entre l’imitation et la dĂ©signation directe, une subtilitĂ© qui Ă©largirait de manière radicale le pouvoir expressif du langage. Pour ĂŞtre sĂ»r que les Ă©lĂ©phants d’Afrique sauvage avaient bien cette spĂ©cificitĂ©, les chercheurs ont enregistrĂ© quelque 469 barrissements issus de diffĂ©rents contextes (salutations, appels… ). 

En s’aidant de l’IA, les chercheurs ont ensuite cherchĂ© Ă  savoir si l’identitĂ© de l’élĂ©phant Ă  laquelle s’adressait l’appel Ă©tait prĂ©visible. D’après les rĂ©sultats, les barrissements ne seraient pas une imitation, mais comprenaient “simultanĂ©ment de multiples messages, y compris, mais sans s’y limiter, l’identitĂ© de l’appelant, son âge, son sexe, son Ă©tat Ă©motionnel et son contexte comportemental”. 

CĂ©tacĂ©s, primates, Ă©lĂ©phants … ces animaux qui ont des langages complexes 

L’IA identifiait le destinataire de l’appel dans 27% des cas, un nombre trop important pour qu’il ne soit qu’un hasard. En conclusion, pour les auteurs de l’étude, les barrissements des pachydermes, composĂ©s d’infrasons inaudibles pour l’Homme, vĂ©hiculent beaucoup d’informations grâce Ă  leurs vocalisations complexes. 

A l’avenir, les biologistes souhaitent creuser davantage la complexitĂ© du langage des Ă©lĂ©phants, qu’ils mettent dĂ©sormais au niveau des cĂ©tacĂ©s et des primates et plus largement, comment un langage complexe Ă©merge chez les animaux. 

Source : Libération

Bouton retour en haut de la page
Fermer