SCIENCES ET VIE 🔵 Des chercheurs ont forcĂ© des volontaires Ă  s’écouter chanter pour Ă©tudier le stress Ă©motionnel – Shango Media
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SCIENCES ET VIE 🔵 Des chercheurs ont forcé des volontaires à s’écouter chanter pour étudier le stress émotionnel

Pour cette expĂ©rience, les chercheurs de la facultĂ© de mĂ©decine de l’UniversitĂ© d’Helsinki ont mis les nerfs de volontaires Ă  rude Ă©preuve. 

Le karaoké comme outils de torture ?

Cette Ă©tude publiĂ©e sur le site eNeuro Ă©tudie l’apparition du stress Ă©motionnel durant diffĂ©rentes phases de sommeil, notamment entre le sommeil paradoxal (ou sommeil REM pour Rapid Eye Movement) et la phase plus profonde de «sommeil Ă  ondes lentes».

Il est bien connu que le sommeil paradoxal joue un rôle majeur dans la gestion des émotions sans que les scientifiques aient réellement réussi à en cerner la raison. Tout ce qu’ils savent c’est que c’est durant cette phase que se déroulent les rêves les plus intenses. L’objectif de cette étude était donc de vérifier si la mémoire du stress y était donc plus puissante en examinant le biais du karaoké pour faire remonter des souvenirs stressants chez les participants.

Un processus atypique

Au total l’étude nĂ©cessitait 29 participants dont l’âge Ă©tait compris entre 19 et 36 ans. Ceux-ci ont d’abord dĂ» dormir trois nuits comme ils le font habituellement. Suite Ă  cela ils ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  chanter la chanson «Dancing Queen» d’ABBA tout en Ă©tant enregistrĂ©s puis Ă  s’écouter a capella. 

Durant la phase suivante de l’étude, il leur fallait dormir dans une salle spĂ©cialement amĂ©nagĂ©e du laboratoire. Au cours de cette nuit le groupe s’est rĂ©veillĂ©, mais pas tous durant la mĂŞme phase de sommeil puisque la première moitiĂ© des participants a Ă©tĂ© rĂ©veillĂ©e pendant son sommeil paradoxal et la deuxième pendant son sommeil profond. 

Des résultats significatifs

Le lendemain, la détresse émotionnelle de chacun d’entre eux a été mesurée. Le stress et la honte sont les sentiments qui animaient le plus les sujets dérangés pendant leur sommeil profond. Cela les dérangeait même beaucoup plus que ceux qui se sont réveillés pendant leur sommeil paradoxal. Ces résultats sont tout de même à nuancer car le sentiment de honte est propre à chaque pays selon sa culture et ses normes.

Ce qui est certain c’est que le karaokĂ© a rĂ©ussi Ă  faire sortir des donnĂ©es significatives durant le dĂ©roulement de cette Ă©tude qui s’inscrit dans le programme «SleepWell» de l’universitĂ© d’Helsinki. 

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