RUGBYRAMA 🔵 La tendance du Midol : 2011, les naufragĂ©s de Flaminio – Shango Media
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RUGBYRAMA 🔵 La tendance du Midol : 2011, les naufragés de Flaminio

Cette semaine, notre journaliste Marc Duzan se projette sur la suite du Tournoi des 6 Nations et met en garde les Tricolores : l’Italie a par le passĂ© saccagĂ© de multiples carrières…

Il n’y a souvent rien Ă  gagner, dans un match contre l’Italie. On peut en revanche y perdre gros. Le 12 mars 2011, la bande Ă  Lièvremont, tout aurĂ©olĂ©e d’un Grand Chelem dans le Tournoi prĂ©cĂ©dent, affronte donc la squadra azzurra avec un statut Ă  dĂ©fendre. Cet après-midi-lĂ , la squadra azzurra est pourtant en Ă©tat de grâce et, au bout du bout, les Bleus quittent Rome avec, dans leurs bagages, une dĂ©faite historique (22-21). Ă€ ce sujet, l’ancien deuxième ligne des Bleus JĂ©rĂ´me Thion nous confiait rĂ©cemment : « Ce fut un vrai match de merde, un match en bois comme on en connaĂ®t des dizaines dans une carrière… »

PassĂ© la purge, Marc Lièvremont renversa la table et dĂ©cida d’écarter du groupe France quelques-uns des joueurs les plus capĂ©s de l’histoire Ă  leur poste. « Derrière ça, enchaĂ®nait Thion, j’ai pris une belle carotte. J’avais pour objectif de participer la Coupe du monde 2011 et puis boum… Plus rien… Rideau… » La carrière du grand Biarrot s’arrĂŞterait donc brutalement Ă  Rome. Elle ne serait pas la seule.  « Il y a eu un Ă©crĂ©mage en bonne et due forme, enchaĂ®nait-il au fil de cette mĂŞme interview. J’ai fait partie de la fameuse liste des bannis avec Yannick Jauzion, SĂ©bastien Chabal ou Gros Marco (Sylvain Marconnet)… »

Marconnnet: « On a servi d’alibi, de fusibles… « 

Après cet Italie-France, Thion (54 sĂ©lections de 2003 Ă  2011), Jauzion (73 sĂ©lections de 2001 Ă  2011) et Chabal (62 sĂ©lections de 2000 Ă  2011) ne porteraient plus jamais le maillot de l’Ă©quipe de France. Sylvain Marconnet ? Il aurait bien l’occasion de connaĂ®tre après ça une ultime Marseillaise mais avec le sĂ©lectionneur, le courant fut bel et bien rompu. Il racontait Ă  son tour : « Marc avait dĂ©cidĂ© de nous mettre cette dĂ©faite Ă  Rome sur le dos. On a servi d’alibi, de fusibles. A-t-on Ă©tĂ© nuls ? Je ne sais pas. Ce jour-lĂ , j’avais Julien (Pierre) et JĂ©rĂ´me (Thion) au cul, en mĂŞlĂ©e ; je n’ai pas l’impression que l’on se soit fait remuer… Je crois simplement que le sĂ©lectionneur ne comptait plus sur les anciens et ne savait pas comment nous le dire… » Dimanche, Ă  Lille et face au propriĂ©taire historique de la cuillère de bois, les Tricolores de Fabien GalthiĂ© n’auront pas grand-chose Ă  gagner. Mais ils peuvent, en cas de glissade et comme les naufragĂ©s de l’hiver 2011, mettre tout un pan de leur carrière en danger…

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