RUGBYRAMA 🔵 Contre les Bleus, c’Ă©tait bien Russell, pas Messi… – Shango Media
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RUGBYRAMA 🔵 Contre les Bleus, c’Ă©tait bien Russell, pas Messi…

Samedi après-midi, Finn Russell n’a ni signé le match de sa vie, ni commis d’inoubliable foirade. C’est donc ça, l’âge de raison ?

Il y a d’abord ce paradoxe qu’aucun de nos confrères écossais ne put vraiment nous expliquer, samedi après-midi : Finn Russell étant le capitaine du XV du Chardon, pourquoi diable n’est-ce pas lui qui escorte la princesse Anne dans ce grand salamalec d’avant match et qui fige inexorablement Murrayfield dans un cliché en noir et blanc ? Est-ce parce que Gregor Townsend, le sélectionneur écossais, craint qu’à tout moment le bon Finn ne dégaine une blague de caserne à l’un des glorieux enfants de la maison Windsor que le troisième ligne Rory Darge se charge toujours de la sainte besogne ? On n’en sait rien et à ce titre, on se rend d’ailleurs compte qu’on ne sait jamais vraiment tout, à propos du meneur de jeu de l’Ecosse. Avant que ne soit donné le coup d’envoi de cette rencontre longue comme un jour sans pain, on plaisantait bien volontiers à l’idée que cette fois encore, l’ancien ouvreur du Racing 92 dégainerait nécessairement le match de sa vie, ou alors la pire performance de tous les temps. Et puis ? Pour la première fois ou presque, le bon Finn signa un match « average », comme on dit chez lui ; une note globale que l’on évaluerait aujourd’hui à 14/20, sans coup d’éclat notable, certes, mais sans cagade majuscule, non plus…

De fait, Finn Russell semblait samedi à ce point décidé à violenter tous les coqs de Gaule qu’il accepta pour une fois de se plier à la stratégie minimaliste qu’avait dessinée pour lui Gregor Townsend : occuper la moitié de terrain française grâce à du jeu au pied long, monter quelques douces quilles dans ce crachin fort britannique et envoyer ce foutu cube de Sione Tuipulotu dans la courge désormais velue de Matthieu Jalibert. En tout état de cause, il n’y eut samedi ni magie, ni feintes de passe, ni « offload » inoubliable, ni quoi que ce soit qui puisse justifier le parallèle qu’il avait lui-même dressé sur Netflix entre sa personne et Lionel Messi. Il y eut simplement la partition propre du demi d’ouverture enfin mature qu’est devenu Russell, depuis qu’il a rejoint Bath (Premiership) pour la somme rondelette d’un million d’euros par saison.

Russell : « Ne plus laisser l’arbitre décider du sort de nos matchs »

Classe comme le fut l’intégralité de sa peuplade à l’instant où Nic Berry refusa sur le gong un essai qu’il aurait très bien pu accorder, le capitaine écossais confiait simplement, au terme de la rencontre : « L’équipe de France a gagné ce deuxième round mais à mes yeux, l’essai de Sam (Skinner) était valable. Pour autant, il est hors de question de se cacher derrière ça : on ne doit plus laisser l’arbitre décider du sort de nos matchs, voilà tout ; nous aurions dû sceller le sort de cette rencontre bien avant la 80 ème minute ».

Désormais tourné vers le choc face au grand Satan anglais, Finn Russell (31 ans, 76 sélections) portera dans quinze jours à Murrayfield, et comme c’est le cas depuis quasiment dix ans, tous les espoirs de l’équipe d’Ecosse sur ses seules épaules. Y signera-t-il alors le match de sa vie ? Une vraie purge ? Ou bien le sobre accomplissement qui le vit samedi dernier être à deux doigts de coller la migraine à Fabien Galthié ? On n’en sait rien. Mais une chose est sûre : il laissera une nouvelle fois au très urbain Rory Darge le soin de demander à la princesse Anne des nouvelles de ses petits-enfants…

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