RUGBYRAMA 🔵 Musique à l’entraînement, baignade et hôtel face à la plage : comment les Stormers préparent le match contre Bayonne

Les Stormers, qui affrontent l’Aviron bayonnais vendredi soir en Champions Cup, ont décidé d’arriver en tout début de semaine sur la Côte basque. Logés à Biarritz, face à la mer, les Sud-Africains ont notamment préparé la rencontre en musique pour s’habituer à l’ambiance de Jean Dauger.
C’est à Jean Dauger, vendredi soir, que les Stormers vont démarrer l’édition 2025-2026 de la Champions Cup, une compétition qu’ils avaient traversée sans gloire l’an passé (une victoire, trois défaites et une dernière place au classement).
Désireux de préparer au mieux leur entrée en matière en Champions Cup, les Sud-Africains sont arrivés dès dimanche au Pays basque, après un trajet en avion depuis l’Irlande, où les Stormers ont battu le Munster la veille (21-27). “Pour être ici dès lundi, la seule option depuis Dublin était d’atterrir à Bilbao, raconte le team manager, Chippie Solomons. Après, nous avons rallié Biarritz en bus.”
C’est au Sofitel, un cinq-étoiles situé face à la plage du Miramar que la délégation sud-africaine a ensuite posé ses valises dans un cadre quelque peu idyllique. “Le lieu est très confortable, le personnel est compétent. Nous avons été accueillis à bras ouverts, poursuit Chippie Solomons. Les salariés sont vraiment à notre service, pour nous aider. C’est très différent des autres endroits où nous avons séjourné.”

Baignade malgré le froid, tourisme mercredi
Si la météo s’est quelque peu gâtée ces dernières heures au Pays basque, les Stormers ont pu profiter d’un grand soleil lundi, pour leur première journée complète à Biarritz et bon nombre de joueurs ont traversé le promenoir séparant leur hôtel de la plage pour se rafraîchir dans l’océan Atlantique. “Les mecs ont bien nagé, ils ont adoré ça, souligne le team manager sud-africain. Mardi, ils n’ont, en revanche, pas pu se rendre dans la mer, car les courants étaient beaucoup trop forts. L’eau ? Non, ils ne l’ont pas trouvée trop froide.”
Ce mercredi, les Stormers vont profiter d’un jour “off” pendant lequel ils ont prévu de découvrir la ville de Biarritz. Aucune activité n’a été organisée par le staff, qui veut laisser les joueurs libres de vaquer à leurs occupations. “Ils vont aller faire du tourisme, visiter les endroits qu’ils souhaitent, manger au restaurant et découvrir la beauté de Biarritz, annonce Solomons. C’est une ville magnifique et depuis le début de la semaine, nous vivons à deux pas de la plage. Que demander de plus ? On se sent comme chez nous, au Cap.”

Peña Baiona, la Goffa Lolita, Nadau, Patrick Sébastien…
Côté terrain, les hommes de l’entraîneur principal, John Dobson, ont d’abord attaqué la semaine sur le terrain synthétique du Bendern (Biarritz), avant de travailler à la Girouette d’Anglet, sur une pelouse naturelle. “C’était une volonté de notre part, pour notre séance de vitesse, car nous jouerons sur du gazon vendredi soir”, détaille le team manager.
Pendant la séance de mardi après-midi, les Stormers se sont entraînés en musique, puisqu’un des adjoints de Dobson s’est baladé pendant tout l’entraînement avec une enceinte crachant la Peña Baiona, en boucle, pour s’habituer à l’ambiance qu’il pourrait y avoir à Jean Dauger vendredi soir. La méthode n’a rien de surprenant, plusieurs écuries de Top 14 l’ont déjà utilisée.
La suite a fait sourire les quelques curieux présents le long de la main courante, puisqu’après de longues minutes passées avec l’hymne de l’Aviron bayonnais, les Stormers ont poursuivi l’entraînement au rythme de “la Goffa Lolita”, “Mon Dieu que j’en suis à mon aise” (Nadau) ou des “Sardines” (Patrick Sébastien). La théorie la plus probable ? Après avoir joué moult fois la Peña Baiona, l’enceinte a embrayé sur diverses musiques habituées à passer aux fêtes de Bayonne.

Quoi qu’il en soit, un défi de taille attend l’Aviron vendredi soir, car les Stormers sont sur une série de six victoires consécutives en United Rugby Championship. “Nous avons très bien joué contre Munster le week-end dernier, apprécie Chippie Solomons. Nous avons su accélérer en deuxième mi-temps. Nos “Stormtroopers”, qui sont entrés en jeu en cours de match, ont fait la différence. Nous venons à Bayonne pour gagner. Nous n’avons pas fait tout ce chemin pour rien.” Au moins, c’est dit.
