RUGBYRAMA 🔵 Arosteguy : « C’est un immense soulagement » – Shango Media
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RUGBYRAMA 🔵 Arosteguy : « C’est un immense soulagement »

Confiante, mercredi dernier, après l’audition passée devant l’A2R, Maider Arostéguy, la maire de Biarritz, était forcément soulagée ce mardi soir, suite au feu vert délivré par le gendarme financier. Le BO évoluera en Pro D2 la saison prochaine.

Le BO est maintenu. Quelle est votre première rĂ©action ?
C’est un immense soulagement. Même si nous étions confiants et relativement optimistes, tant qu’on n’avait pas la décision définitive, nous n’avions aucune certitude sur la possibilité de relégation ou de maintien. Tout le travail qui a été fait, tout le projet en cours de construction, dont les grandes lignes sont écrites, auraient été remis en question ou temporairement mis de côté sans le maintien. Ça va nous permettre d’envisager l’avenir de façon beaucoup plus constructive et sereine.

Qu’est-ce qui a fait la diffĂ©rence, selon vous ?
Nous avons satisfait aux exigences de l’A2R, car nous avons trouvé, en la présence d’Otium et de son président, Pierre-Edouard Stérin, un partenaire qui nous a fait confiance et avec lequel il y a beaucoup de projections extrêmement intéressantes que l’on peut faire. Il y a une articulation avec, d’un côté le sportif, et de l’autre les infrastructures. Tout ça sera très complémentaire.

Que pouvez-vous nous dire sur ces projections ?
Pour l’instant rien, car les associés dans la Fiducie, c’est-à-dire la SASP et le groupe Otium, avanceront quelques pions demain (une conférence de presse est prévue, NDLR). Ce que je peux vous dire, c’est que la mairie a été en accompagnement, en soutien, en aide. C’est une réussite collective pour l’ensemble des participants. Mais ce n’est pas la mairie qui va écrire le projet sportif ou celui de rénovation des infrastructures. Par contre, on sera là en appui, en vigilance et en soutien.

La mairie sera-t-elle partie prenante de ce projet ?
Oui, mais on ne va pas se substituer sur le volet sportif ou au niveau de l’articulation financière. On ne nous l’a pas demandé. […] Demain, il n’y aura pas de grandes annonces fracassantes, car on n’a pas pu travailler de façon extrêmement détaillée, tant que l’A2R n’était pas passée. Là, un gros travail va être fait au niveau de la recherche de partenariat. Le travail autour de la rénovation du stade et sa modernisation seront longs. Shaun parlait d’une projection à trois, cinq et huit ans. Il y aura des étapes calendaires sur lesquelles le club veut travailler. Nous allons pouvoir le faire l’esprit plus tranquille, mais en extrême vigilance, car il faut beaucoup d’argent et de partenaires pour faire tourner le club. Il y a des signaux extrêmement positifs qui se font sentir depuis des semaines, mais il fallait que le club ne soit pas relégué.

La mairie a-t-elle pris d’autres engagements auprès du groupe Otium, que ceux qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©s ces derniers jours ?
Non. C’était déjà un engagement très fort. Après, depuis très longtemps, j’ai toujours pris l’engagement de ne pas lâcher le club et d’être favorable au maintien du rugby professionnel à Biarritz. On a toujours soutenu, malgré les péripéties. À part une année sur laquelle la rupture a été franche et violente, la ville a toujours apporté un soutien très important financièrement. Je parle, là, de mes prédécesseurs et de moi. Nous avons pu avoir des désaccords avec certains de mes prédécesseurs, mais tous ont toujours été au soutien du club.

La ville n’a donc rien promis d’autre au groupe Otium ?
Non, ce n’est pas possible de faire des promesses au groupe Otium. Je ne fais jamais de promesses que je ne peux pas tenir. Certains travestissent mes promesses. Quand j’avais dit qu’on accompagnerait la rénovation des infrastructures, certains ont traduit en disant que j’allais payer le stade. Non. Ce n’était pas ça. Je fais toujours des promesses mesurées, des fois ambitieuses, mais quand je sais que derrière, je pourrai les tenir. Je n’ai fait aucune promesse à M. Stérin, autres que celles déjà délivrées, c’est-à-dire, permettre que cette belle alliance, qui a pris le chemin de la Fiducie, puisse permettre de donner un futur extrêmement optimiste au club.

Le projet AguilĂ©ra, maintes fois Ă©voquĂ©, n’a jamais Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©. Qu’est-ce qui vous pousse Ă  croire que le groupe Otium est le partenaire qui parviendra Ă  y arriver ?
Nous aurons certainement d’autres partenaires ! La SASP ne veut pas retomber dans du mĂ©cĂ©nat. M. StĂ©rin n’est pas venu pour faire du mĂ©cĂ©nat. Il est venu pour ĂŞtre un partenaire. Un partenaire, c’est quelqu’un qui investit. Il a montrĂ© sa confiance en permettant l’apport de garanties. Il veut travailler et Ă©crire l’avenir du BOPB aux cĂ´tĂ©s de Shaun, Marc et Flip.

Y aura-t-il autre chose que du rugby, autour de ce projet ?
Aujourd’hui, dans tous les stades modernes, il y a des activités diverses et variées. Jusqu’à il y a 30 ans, le célèbre Jumping de Biarritz, disparu depuis, se tenait à Aguiléra. Pendant des années, des concerts ont eu lieu, pendant l’été, avec des groupes extrêmement connus. Tout ça a été abandonné. Une infrastructure qui coûte des dizaines de millions d’euros ne peut pas servir que treize jours par an. Ce n’est pas possible. Il faut diversifier les activités à l’intérieur, créer de l’attractivité, accueillir des entreprises, des congrès, des activités autour du bien-être, du sport, de l’éducation…

Comment voyez-vous la suite ?
Il y aura beaucoup de travail. Ça ne sera pas forcément facile, mais aujourd’hui, je pense que cette belle équipe et cette confiance renouvelée va permettre aux amoureux du BOPB de revenir et de recréer une ambiance sereine, de fête. Le rugby, c’est la fête, la convivialité. Il faut qu’on le retrouve. Les derniers matchs ont prouvé qu’il y avait cette ambiance de légèreté, de plaisir et cette fête, qui doit tous nous unir. Ça ne doit pas être un endroit de désunion.

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