RFI 🔵 Mali: exactions de l’armĂ©e et de Wagner Ă  Takalote, dans la rĂ©gion de Kidal – Shango Media
General-FRNews-FRONT-FR

RFI 🔵 Mali: exactions de l’armĂ©e et de Wagner Ă  Takalote, dans la rĂ©gion de Kidal

Au Mali, de nouvelles exactions de l’armĂ©e et de ses supplĂ©tifs de « l’African Corps » gĂ©rĂ© par les autoritĂ©s russes, ont Ă©tĂ© rapportĂ©es Ă  Takalot, Ă  une trentaine de kilomètres au sud-est de Kidal. Selon les sources jointes par RFI, au moins huit personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es mardi 9 juillet dans ce qui s’apparente Ă  une bavure Ă  double niveau de l’armĂ©e.

Publié le :

2 mn

Publicité

Selon les nombreuses sources jointes par RFI – notabilitĂ©s locales, association de dĂ©fense des droits humains Kal Akal, membres de la rĂ©bellion du CSP -, au moins huit personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es Ă  Takalote ou dans les environs – Eferer et oueds tout proches -, par des soldats de l’armĂ©e malienne et leurs supplĂ©tifs russes de Wagner.

Ces sources s’attendent Ă  un bilan final plus lourd car le dĂ©compte des victimes et disparus n’est pas terminĂ©. Elles signalent Ă©galement des destructions et des pillages, notamment Ă  Tassikt ou Intibzaz.

Plusieurs convois de l’armĂ©e Ă©taient encore signalĂ©s dans la zone de Tin Essako ce mercredi. Selon les sources locales jointes par RFI, les victimes de Takalote ne sont ni des jihadistes du Jnim ou du groupe État islamique, ni des rebelles du CSP, mais des partisans du gĂ©nĂ©ral El Hadj Ag Gamou, nommĂ© gouverneur de Kidal en novembre dernier par les autoritĂ©s maliennes de transition, au lendemain de la reconquĂŞte de ce qui Ă©tait depuis des annĂ©es le fief des rebelles.

Les personnes tuĂ©es Ă  Takalote sont en effet des Touaregs Imghads, la fraction du gĂ©nĂ©ral Gamou et mĂŞme, pour certains, des membres du Gatia, groupe armĂ© local crĂ©Ă© par le gĂ©nĂ©ral Gamou et qui combat dĂ©sormais aux cĂ´tĂ©s de – ou incorporĂ©s Ă  -, l’armĂ©e nationale. Selon plusieurs sources, ces hommes Ă©taient en congĂ© auprès de leur famille.

Leur mort est donc une forme de bavure Ă  deux niveaux : d’abord parce qu’ils ne combattaient pas, ensuite parce qu’ils soutiennent le camp des autoritĂ©s maliennes de transition. L’armĂ©e malienne n’a pas communiquĂ© sur ces opĂ©rations et, sollicitĂ©e par RFI, n’a pas donnĂ© suite.

Bouton retour en haut de la page
Fermer