RFI 🔵 Le Liban nomme un ex-diplomate au ComitĂ© de surveillance du cessez-le-feu – Shango Media
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RFI 🔵 Le Liban nomme un ex-diplomate au Comité de surveillance du cessez-le-feu

Le président libanais Joseph Aoun a nommé mercredi 3 décembre un ancien diplomate, Simon Karam, pour présider la délégation libanaise au comité international chargé de surveiller l’application du cessez-le-feu avec Israël. En milieu de matinée, Benyamin Netanyahu a annoncé à son tour l’envoi d’un représentant pour une rencontre avec des responsables politiques et économiques au Liban. Il a qualifié cette réunion de « première tentative pour établir une base de relations et de coopération économique entre Israël et le Liban ».

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Simon Karam prend immĂ©diatement ses fonctions et participera dès ce mercredi 3 dĂ©cembre Ă  une rĂ©union en prĂ©sence de l’émissaire de Donald Trump, Morgan Ortagus. Sa nomination Ă  la tĂŞte du ComitĂ© de surveillance du cessez-le-feu, appelĂ© « mĂ©canisme Â», rĂ©pond Ă  une demande pressante des États-Unis, qui souhaitent lancer des nĂ©gociations politiques entre le Liban et IsraĂ«l. Dans un communiquĂ© Ă  la tĂ©lĂ©vision, la porte-parole de la prĂ©sidence libanaise, Najat Charafeddine, a annoncĂ© que cette dĂ©cision avait Ă©tĂ© prise « suite Ă  la demande des États-Unis (…) et après avoir Ă©tĂ© informĂ©s qu’IsraĂ«l acceptait de joindre un membre non militaire Ă  sa dĂ©lĂ©gation ».

Depuis sa mise en place il y a un an, cette structure était composée de militaires des deux pays, autorisés à discuter uniquement de questions relatives à la situation sur le terrain, explique notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh.

Figure du Â« mouvement souverainiste »

Le choix de cette personnalité pour représenter le Liban n’est pas anodin. Simon Karam a été ambassadeur aux États-Unis dans les années 1990. C’était une figure de ce qu’on appelait le « mouvement souverainiste », hostile à la présence syrienne et à l’influence iranienne au Liban.

La nomination de cet avocat et diplomate est d’autant plus importante qu’elle a été faite avec l’aval du président du Parlement Nabih Berry, principale personnalité chiite de l’État et dernier allié du Hezbollah. La présence d’un diplomate permettra de discuter du tracé des frontières terrestres et des relations futures entre le Liban et Israël. Elle met en perspective la possibilité d’un éventuel accord de paix entre les deux pays.

Ă€ travers cette nomination, Joseph Aoun espère Ă©loigner le spectre d’une reprise de la guerre, brandi tous les jours par IsraĂ«l. Le prĂ©sident libanais s’Ă©tait dĂ©clarĂ© prĂŞt Ă  des nĂ©gociations avec IsraĂ«l, brisant un tabou entre les deux pays toujours en Ă©tat de guerre. En 1983, après l’invasion israĂ©lienne du Liban, les deux pays avaient menĂ© des contacts directs qui avaient abouti Ă  la signature d’un accord prĂ©voyant l’Ă©tablissement de relations entre eux, mais il n’a jamais Ă©tĂ© ratifiĂ©.

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