RFI 🔵 En Italie, l’absence de couverture des lĂ©gislatives françaises par la tĂ©lĂ©vision publique fait polĂ©mique – Shango Media
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RFI 🔵 En Italie, l’absence de couverture des lĂ©gislatives françaises par la tĂ©lĂ©vision publique fait polĂ©mique

La tĂ©lĂ©vision publique italienne, la Rai, dĂ©tenue par l’État et accusĂ©e d’ĂŞtre proche du pouvoir d’extrĂŞme droite, se retrouve sous le feu des critiques pour avoir quasiment zappĂ© la soirĂ©e Ă©lectorale du second tour des lĂ©gislatives en France. 

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Avec notre correspondante Ă  Rome, Anne Le Nir

Le chaos au sein de la Rai en Italie. Dans la soirĂ©e du 7 juillet, les grandes chaĂ®nes privĂ©es italiennes ont toutes couvert les rĂ©sultats des lĂ©gislatives françaises avec des envoyĂ©s spĂ©ciaux en direct de Paris. En revanche, sur les quatre chaĂ®nes gĂ©nĂ©ralistes de la tĂ©lĂ©vision publique italienne, trois n’ont qu’assurĂ© un service minimum.

Celle consacrée aux informations en continu, RaiNews 24, a carrément diffusé, au moment où la contre-performance du Rassemblement national au second tour semblait claire, un reportage sur le festival des villes identitaires. Un choix pris par le directeur de cette chaîne, Paolo Petrecca, très proche de la dirigeante d’extrême droite, Giorgia Meloni.

Flot de critiques 

Cette dĂ©cision de mettre la pĂ©dale douce sur une telle actualitĂ© a suscitĂ© un flot de critiques, tant de la part du syndicat Usigrai, qui reprĂ©sente 1 600 journalistes sur un total de 2 000, que de celle des partis italiens de centre-gauche. Ils accusent tous le groupe – qui vit en partie de la redevance audiovisuelle – d’avoir dĂ©viĂ© de sa mission d’information Ă  l’occasion d’un Ă©vĂ©nement digne d’intĂ©rĂŞt pour tous les citoyens europĂ©ens.

L’opposition a interpellé la commission parlementaire de supervision de la Rai. Cette dernière doit se réunir le 16 juillet pour débattre du rapport que devra lui présenter le président du groupe audiovisuel, Roberto Sergio.

« TĂ©lĂ©Meloni Â»

Ce n’est pas la première fois que la Rai est pointĂ©e du doigt pour son orientation pro-Meloni, au point d’être surnommĂ©e « TĂ©lĂ©Meloni Â». RĂ©cemment, la majeure partie des journalistes de la Rai s’est mĂŞme mise en grève pour dĂ©noncer « le contrĂ´le asphyxiant du gouvernement Â», après la censure d’un monologue de l’écrivain italien Antonio Scurati, qui devait ĂŞtre diffusĂ© pour commĂ©morer le jour de la LibĂ©ration du fascisme du 25 avril 1945.

Ce n’est qu’un épisode de la pression des partis de la majorité sur l’audiovisuel public. Toutefois, il est vrai que depuis la réforme de la Rai, en 1975, les dirigeants du groupe sont nommés en fonction du poids des partis. Cependant, jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Giorgia Meloni, la répartition des postes garantissait une forme de pluralisme. Mais à l’heure actuelle, la Rai est clairement dominée par l’extrême droite.

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