RFI 🔵 Argentine: après 128 jours de mobilisation, l’agence de presse TĂ©lam rouvre amputĂ©e de la moitiĂ© de ses effectifs – Shango Media
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RFI 🔵 Argentine: après 128 jours de mobilisation, l’agence de presse TĂ©lam rouvre amputĂ©e de la moitiĂ© de ses effectifs

En Argentine, la liberté de la presse a célébré une importante victoire mercredi 10 juillet. Les plus de 300 journalistes de l’agence de presse publique Telam ont retrouvé leurs postes après une mobilisation de 128 jours. Ouverte en 1945, l’agence publique avait subitement été fermée au début du mois de mars par le président Javier Milei, connu pour son hostilité aux médias.

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Avec notre correspondante à Buenos Aires, Noémie Lehouelleur

Entre embrassades et effusions de joie, c’est jour de fĂŞte pour les journalistes de l’agence TĂ©lam. Après 128 nuits et jours Ă  camper devant les deux bâtiments de l’agence, ils ont enfin obtenu gain de cause. Mais les trois Ă©tages de la rĂ©daction sont encore Ă  moitiĂ© vides. Il lui faudra plusieurs semaines pour ĂŞtre Ă  nouveau fonctionnelle. Â« Dans les prochains jours, nous allons devoir organiser les Ă©quipes de travail et les emplois du temps pour nous permettre de couvrir l’actualitĂ© autant que possible, parce que bon, c’est une agence beaucoup plus petite », dĂ©taille Andrea Delfino, dĂ©lĂ©guĂ©e syndicale.

Il s’agit tout de mĂŞme d’une grande victoire puisque le gouvernement argentin avait officialisĂ© fin juillet la fermeture dĂ©finitive de l’agence et sa transformation en agence publique de publicitĂ© et de propagande, après l’avoir annoncĂ© une première fois en mars. Pour justifier sa dĂ©cision, Javier Milei avait avancĂ© que l’agence avait Ă©tĂ© « utilisĂ©e durant les dernières dĂ©cennies comme une agence de propagande kirchneriste » en rĂ©fĂ©rence Ă  l’ancienne prĂ©sidente pĂ©roniste (centre-gauche) Crisitina Kirchner.

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Aujourd’hui, le nombre d’employĂ©s a Ă©tĂ© divisĂ© par deux et beaucoup ont acceptĂ© les indemnitĂ©s de dĂ©part de l’État. TĂ©lam est aujourd’hui intĂ©grĂ©e au pĂ´le radio tĂ©lĂ©vision public, mais la partie publicitĂ© a Ă©tĂ© privatisĂ©e. Â« C’est impossible d’imaginer que les deux entreprises survivent sĂ©parĂ©ment. On a gagnĂ© un sprint de dix mètres, mais il nous reste la course de fond », conclut la syndicaliste. Depuis son arrivĂ©e au pouvoir il y a six mois, Javier Milei a multipliĂ© les attaques Ă  la presse. L’Argentine a perdu 26 places en un an dans le classement mondial de la libertĂ© de la presse de Reporters sans frontières.

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