RFI 🔵 Ă€ Gaza, un couple d’infirmiers se dĂ©mène pour soigner malgrĂ© l’effondrement du système mĂ©dical – Shango Media
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RFI 🔵 Ă€ Gaza, un couple d’infirmiers se dĂ©mène pour soigner malgrĂ© l’effondrement du système mĂ©dical

Les nĂ©gociations entre IsraĂ«l et le Hamas se poursuivent au Caire avec deux objectifs : conclure un accord de cessez-le-feu Ă  Gaza et la libĂ©ration des otages israĂ©liens. En parallèle, les bombardements se poursuivent dans l’enclave palestinienne. Sous les bombes, alors que la majoritĂ© des hĂ´pitaux du territoire ont Ă©tĂ© dĂ©truits par l’armĂ©e israĂ©lienne, un couple d’infirmiers gazaouis soignent bĂ©nĂ©volement les dĂ©placĂ©s. 

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Avec nos correspondants Ă  Gaza et JĂ©rusalemRami Al Meghari et Sami Boukhelifa

La diplomatie est en action. La machine de guerre israĂ©lienne Ă©galement. De son cĂ´tĂ©, la population palestinienne se bat pour survivre. Sous une tente Ă  Gaza, Mohamed et Marwa, un couple d’infirmiers originaire de Gaza, changent le pansement d’une petite fille. Rien de grave. Juste un petit bobo. Â« Avec mon mari, nous sommes, nous aussi, des dĂ©placĂ©s, relate Marwa. Et lorsque nous avons Ă©tĂ© contraints de fuir les combats comme le reste de la population, nous avons dĂ©cidĂ© de nous mettre au service des gens. En tant qu’infirmiers, nous avons prĂŞtĂ© serment de soigner tout le monde, et de rester toujours fidèles Ă  nos engagements Â».

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Ici, on ne soigne pas les blessures de guerre. On fait uniquement face aux problèmes du quotidien. Et avec très peu de moyens, regrette Mohamed. « On fonctionne grâce Ă  l’entraide. Parfois, on me donne des mĂ©dicaments, des compresses. Je vais Ă  l’hĂ´pital et je rĂ©cupère un peu de matĂ©riel. Les gens se dĂ©brouillent aussi pour trouver des mĂ©dicaments et ensuite me consultent pour savoir quelle dose prendre Â».

Ici, tout le monde est malade

Le couple conseille surtout des personnes atteintes de maladies chroniques comme l’hypertension ou le diabète. Ils expliquent ne pas ĂŞtre mĂ©decins, mais en l’absence de structures de soins adĂ©quates, beaucoup n’ont pas le choix. Oum Mohamed, une de leurs « patientes », se tourne rĂ©gulièrement vers eux : « Il faut nous aider. On a besoin de vĂ©ritables centres mĂ©dicaux Ă  Gaza. Ici, tout le monde est malade. Les enfants ont de la fièvre. Ils ont la diarrhĂ©e. Il ne reste plus de structures de soins Â». 

La quasi-totalitĂ© des hĂ´pitaux de Gaza sont hors service. Soit dĂ©truits, soit fermĂ©s Ă  cause du manque de carburant, nĂ©cessaire pour le fonctionnement des gĂ©nĂ©rateurs Ă©lectriques. 

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