NEXTPLZ 🔵 Une caissière Auchan fait une fausse couche en plein service : « Il faut un justificatif », la glaçante réaction de la direction – Shango Media
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NEXTPLZ 🔵 Une caissière Auchan fait une fausse couche en plein service : « Il faut un justificatif », la glaçante réaction de la direction

NEXTPLZ 🔵 Une caissière Auchan fait une fausse couche en plein service : « Il faut un justificatif », la glaçante réaction de la direction

Par Noëlle
Binet

Publié le – Modifié le

En interne, les méthodes d’un
supermarché Auchan City niché à Tourcoing ont eu le mérite de
choquer après qu’une caissière ait malheureusement perdu son bébé…
Déchirantes confidences.

En France, les consommateurs apprécient faire leurs courses chez
Auchan City. Sa praticité reste sa qualité première ! Fréquemment
nichés dans les grandes villes de l’Hexagone, ses points de vente
sont certes beaucoup moins vastes que les hypermarchés, mais ils
permettent à de nombreux foyers d’orchestrer facilement leurs
emplettes.

Auchan : plusieurs de ses magasins vont prochainement passer sous
bannières Netto et Intermarché

Alors que la crise marquée par une inflation continue d’impacter
d’innombrables grandes enseignes, l’an passé, Auchan a dévoilé un
projet de plan social qui n’est pas des moindres, menaçant ainsi
plus de 2000 emplois sur le territoire suite à la fermeture de
plusieurs sites. De quoi inquiéter les équipes. Depuis treize ans,
Auchan remarque une baisse de son chiffre d’affaires, mais aussi de
la fréquentation de ses magasins. Toujours en difficulté, le
distributeur a récemment révélé que plusieurs de ses supermarchés
devraient être prochainement franchisés
sous les enseignes Intermarché et Netto.

L’enseigne dans la tourmente après la fausse-couche d’une
caissière

Une décision choc qui a suscité de vives réactions. Si de
manière générale, la marque se veut irréprochable, il y a près de
10 ans, un Auchan City situé à Tourcoing a littéralement défrayé la
chronique après avoir licencié une salariée qui a fait une
« fausse couche sur son lieu de travail« , comme l’a précisé
à l’époque
Libération. Âgée d’une vingtaine d’années,
l’intéressée prénommée Fadila (son identité a été modifiée ndlr)
avait été embauchée pour six mois « par le biais d’un contrat de
professionnalisation
« . Mais un jour sur le site, elle est
malheureusement victime de maux de tête et nausées, raison pour
laquelle son médecin lui prescrit une prise de sang qui confirmera
plus tard sa grossesse.

Un rythme très
soutenu difficile à suivre

En raison de son état, Fadila — qui s’est également entretenue
avec Radio Camps Lille — a alors demandé à sa supérieure
« d’alléger son planning » et d’avoir en prime la
possibilité de se rendre aux toilettes plus librement pour lui
éviter de « ravaler son vomi« . Mais à son grand dam, ses
requêtes lui auraient été refusées. Sans ciller, cette employée
d’Auchan City aurait donc dû se conformer aux attentes de la
direction : être en caisse huit heures d’affilée avec seulement
vingt minutes de pause. Au plus mal au bout d’une semaine, son état
de santé se dégrade. En effet, ses malaises, de « plus en plus
forts
« , l’oblige à être mise en arrêt maladie.

En pleine
tourmente, la direction se dédouane

La malheureuse caissière reprendra son poste quelques jours plus
tard. Toutefois, à son retour, Fadila affaiblie par une violente
douleur, demande un Doliprane… Seule réponse obtenue : le
responsable habilité à lui en donner est absent. En fin de journée,
la principale concernée découvre que son fauteuil est « blindé
de sang »
, au même titre que son pantalon. Malgré l’intention
rapide des pompiers, Fadila perdra son bébé. C’est d’ailleurs l’un
des secouristes qui découvrira le fœtus dans la cuvette des
toilettes. Pointée du doigt pour ne pas avoir tellement réagi quant
à son malaise, la direction réplique qu’elle n’aurait « pas été
informée de demande d’aménagement de l’emploi du temps
« .

« Il faudra ramener le
justificatif… »

Dans un courrier adressé à sa hiérarchie, Fadila s’est livrée en
toute transparence sur cet épisode particulièrement traumatisant.
« J’ai passé la nuit à l’hôpital et n’en suis sortie que le
lendemain en fin de matinée
« , a souligné la jeune caissière
qui aurait malgré réussi à s’entretenir avec sa responsable, qui
aurait « réagi de la manière suivante », selon ses dires
: « Il faudra ramener le justificatif« . Pour ne rien
arranger, Fadila aurait été épinglée pour être « partie avant
l’heure »
le jour de sa fausse couche. « J’ai été meurtrie
par cette absence manifeste d’empathie et de compassion
« , a
précisé celle qui souhaitait que sa fausse soit reconnue comme un
accident de travail et qui n’aurait touché que 350 euros pour le
mois de novembre.

Deux versions
qui se confrontent, la CGT s’en mêle

De son côté, Fadila pointait aussi le fait qu’Auchan ne lui
aurait pas rémunéré la  « période d’arrêt consécutive à ce
drame personnel
 » en plus d’une semaine de travail effectif
réalisée un peu plus tôt, pour une raison indéterminée. À savoir
que cette salariée, épaulée par la CGT désirait être remboursée de
ses frais d’hospitalisation et qu’une enquête sur l’incident puisse
être faite par le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions
de travail (CHSCT). Attaquée de toutes parts, la direction d’Auchan
City de Tourcoing — qui dénonçait une « instrumentalisation
calomnieuse de cette situation douloureuse
 » — avait martelé
que la « gestion du dossier a été conforme aux procédures
en vigueur
« . Quant à la situation de Fadila, selon ses dires,
elle aurait été« entièrement régularisée », notamment
les sommes dues. Une version visiblement réfutée par l’autre
partie…

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