NEXTPLZ 🔵 Rokhaya Diallo, 46 ans, sans filtre sur ce vice dans sa vie intime : « Un peu sauvage… – Shango Media
People-FR

NEXTPLZ 🔵 Rokhaya Diallo, 46 ans, sans filtre sur ce vice dans sa vie intime : « Un peu sauvage…


Par Jason Mathurin


РPubli̩ le

Rokhaya Diallo, autrice et journaliste, fait de l’anti-racisme son principal combat. À 46 ans, elle s’exprime sans fards sur ses sujets…

l’ex-chroniqueuse TPMP s’est sentie « éblouie » face à la photo de famille du Nouveau Front Populaire. En effet, elle trouvait celle-ci un peu trop « blanche ». Elle pointe ainsi du doigt une certaine instrumentalisation des minorités par ce parti et une hypocrisie en ce sens. Des propos soutenus par Manuel Bompart, qui regrette aussi l’absence de personnes non-blanches dans cette sphère politique censée dénoncer ce que vivent les minorités en France. Des propos qui ont fait scandale et qui ne sont pas sans rappeler d’autres combats que mène Rokhaya Diallo…

Rokhaya Diallo « dépossédée » dans l’intimité

Dans son ouvrage Kiffe ta race, coécrit avec Grace Ly, Rokhaya Diallo dénonce le racisme dans une tout autre sphère. Celle de la vie intime. En effet, on a tendance à limiter les champs d’action du racisme à la sphère publique, professionnelle ou encore à la politique, comme elle l’a fait sur BFMTV. Mais c’est aussi dans la vie intime qu’il se manifeste. Elle dénonce ainsi la fétichisation de certaines femmes, notamment les femmes asiatiques, jugées dociles, et les femmes noires. En tant que femme noire, elle déplore au micro de Cosmopolitan qu’on lui prête « une animalité un petit peu sauvage ». Elle regrette qu’on la « dépossède d’une forme de sensibilité ».

« L’idée d’une sexualité débridée, puissante et affirmative »

« J’ai grandi avec ces images de Grace Jones, dont le corps très musclé, beau et sculptural était mis en scène par celui qui était son compagnon, Jean-Paul Goude, raconte Rokhaya Diallo. Il y avait une photo où elle était dans une cage où il était écrit ‘Ne nourrissez pas l’animal' », poursuit-elle. « Il y a cette idée de la femme noire puissante, l’idée aussi d’une sexualité débridée, puissante et affirmative ». L’essayiste fait d’ailleurs un parallèle intéressant entre l’animalisation du corps des femmes noires avec la colonisation. Elle évoque notamment le cas des cartes postales du 20ᵉ siècle de femmes noires complètement nues et « exposées de manière triomphale ».

Rokhaya Diallo s’insurge contre la fétichisation des femmes noires

La fétichisation du corps des femmes racisées est quelque chose qu’a personnellement vécu Rokhaya Diallo. Elle n’est toutefois pas la seule à vivre ce type de discriminations. Elle est d’autant pernicieuse qu’elle s’ancre justement dans un cadre privé et intime. Là où l’intimité doit normalement être un refuge, la fétichisation dépossède les femmes et les hommes. Cette fétichisation, appelée négrophilie pour les personnes noires notamment, devient d’ailleurs presque un passe-droit pour certaines personnes qui se justifient avec des phrases telles que : « je ne suis pas raciste, j’ai un amant noir ».

NEXTPLZ 🔵 Rokhaya Diallo, 46 ans, sans filtre sur ce vice dans sa vie intime : « Un peu sauvage…
Bouton retour en haut de la page
Fermer