L’ÉQUIPE 🔵 Lamine Yamal, Rashford, Lewandowski, Raphinha : le FC Barcelone fait des étincelles en attaque
Porté par une attaque exceptionnelle, le Barça domine les débats sur la scène nationale. Une réussite permise par la variété de profils à disposition d’Hansi Flick dont l’équipe rencontre le Real Madrid, moins bien loti, ce dimanche (20 heures), en finale de la Supercoupe d’Espagne, en direct sur la chaîne L’Équipe.
Ce n’est pas si vieux et pourtant. Eté 2024 : Kylian Mbappé signe au Real Madrid et rejoint une attaque championne d’Europe composée de Rodrygo et Vinicius Jr. Les observateurs espagnols sont presque unanimes : l’attaque merengue va régner sur le football. Presque deux ans plus tard, il est à la fois étonnant et rassurant de constater que ce sport se joue toujours sur le terrain et pas uniquement sur le papier.
Depuis, c’est le Barça, son adversaire en finale de Supercoupe ce dimanche à Djeddah en Arabie saoudite, qui impose sa suprématie en Espagne. L’atout d’Hansi Flick, c’est une attaque surpuissante. Devant un Pedri toujours époustouflant, le casting est aussi varié que qualitatif, même si le duo formé par Raphinha, leader et prolongement de Flick sur la pelouse, et Lamine Yamal, la superstar, survole les débats. Cette saison, les Blaugranas ont inscrit 53 buts en 19 matches de Liga, 12 de plus que son rival de la Maison Blanche. Et tout ça avec un Robert Lewandowski en mode vétéran au temps de jeu limité.
Quand Mbappé représente à lui tout seul quasiment la moitié des réalisations du Real (18 buts sur 41 marqués), le Barça peut compter sur une entente qui profite à tous : Ferran Torres (11 buts), Robert Lewandowski (9), Raphinha (7) et Lamine Yamal (7). À cette attaque se joignent régulièrement Marcus Rashford, que le Barça espère conserver la saison prochaine, Fermin Lopez, devenu davantage qu’un « super remplaçant » et Dani Olmo, plus en retrait mais homme de grands rendez-vous.
Rashford précieux pour casser le rythme
Pourtant, une inconnue persiste pour le coach allemand. Entre Lewandowski le vétéran et Ferran Torres l’ambitieux qui veut s’imposer, Flick n’est pas décidé : « Ce n’est pas facile pour les joueurs, car tout le monde rêve de jouer une finale comme celle-ci. » C’est, pour l’instant, l’un des atouts indéniables de ce Barça : l’abondance de biens en attaque ne crée pas de conflits au sein de l’équipe mais provoque plutôt une émulation qui pousse tous les joueurs à se dépasser.

Le cas de Rashford, prêté par Manchester United, est un excellent exemple. L’attaquant anglais n’est pas titulaire chez les Catalans, mais il souhaite rester et le Barça veut le conserver, à un tarif sûrement inférieur aux 35 millions d’euros réclamés par les Mancuniens. Véritable détonateur à plusieurs reprises, notamment le 18 septembre face à Newcastle (2-1) en Ligue des champions où il a inscrit un doublé, Rashford plaît à Flick pour sa capacité à savoir casser le rythme au coeur d’une possession trop longue grâce à son initiative face au but.
Un avantage certain qui permet une polyvalence sur le front de l’attaque. Un atout partagé par Fermin Lopez, sur la short-list de Chelsea depuis plusieurs mois et auquel s’ajoute la révélation Roony Bardghji, sur les tablettes de l’OM l’été dernier. Loin des problèmes de complémentarité que rencontre Xabi Alonso avec sa ligne d’attaque, Flick dispose d’un groupe solidaire. Une abondance de biens offensifs en totale opposition avec les problèmes d’effectif rencontrés en défense. Mais le coach allemand ne s’en préoccupe pas vraiment pour l’instant : il jouera sur ses qualités et elles sont puissantes.
