L’ÉQUIPE 🔵 Comment Cristian Chivu a remis l’Inter Milan à l’endroit après la finale de la Ligue des champions perdue face au PSG – Shango Media
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L’ÉQUIPE 🔵 Comment Cristian Chivu a remis l’Inter Milan à l’endroit après la finale de la Ligue des champions perdue face au PSG

Emmené par un entraîneur presque néophyte qui détonne parmi ses confrères, Cristian Chivu, l’Inter Milan a su rebondir après la défaite en finale de C1 contre le PSG.

Une salle, deux ambiances en conférence de presse au centre d’entraînement de l’Inter : le sérieux imperturbable de Simone Inzaghi et la sociabilité contagieuse de son successeur Cristian Chivu. De toutes les qualités qu’un coach de haut niveau est censé posséder, le technicien roumain, qui officie chez les professionnels depuis moins d’un an, sait qu’il coche déjà celle d’une communication aisée. C’est peut-être de cela qu’avaient besoin les joueurs interistes pour se remettre si rapidement de la défaite humiliante en finale de la Ligue des champions contre le PSG l’an passé.

Un revers 5-0 qui, sept mois plus tard, paraît visiblement tabou d’après Chivu : « On en parle ici, durant cette conférence, mais là (il indique le mur derrière lui, qui sépare la salle de presse du reste du centre d’entraînement), on n’en parle pas. Ça ne me semblerait pas juste, car ils doivent être conscients que l’an dernier, ils ont tenté par tous les moyens d’être compétitifs et de réaliser leur ambition. Je ne souhaite à aucune équipe au monde de vivre ce que cette équipe a vécu, je le dis honnêtement. Je ne le souhaite à personne. »

Ce n’est donc pas un levier que Chivu a utilisé pour remobiliser ses troupes, lui qui fut nommé dans l’urgence début juin après qu’Inzaghi a laissé le club en plan. Sur son CV ne figurait qu’une mission sauvetage tout juste réussie à Parme et six ans passés à la tête des équipes de jeunes de l’Inter. Le Mondial des clubs (élimination en huitièmes de finale) et le début de saison en Serie A (une victoire et deux défaites lors des trois premières journées) lui ont suffi pour se roder. À mi-parcours, le néophyte est en tête du Championnat, avec un rythme identique à celui de l’Inter la saison passée. Surtout, il ne devance que des coaches ultra-chevronnés : Antonio Conte au Napoli, Massimiliano Allegri à l’AC Milan, Gian Piero Gasperini à l’AS Rome et Luciano Spalletti à la Juventus, qui cumulent douze Scudetti et plus de 3 500 points en Serie A.

« Ils ont accepté la vérité »

Cristian Chivu, entraîneur de l’Inter

Dix des onze titulaires de la finale de Munich sont encore dans l’effectif. Benjamin Pavard est le seul à être parti, et son remplaçant, Manuel Akanji, ne le fait aucunement regretter. Contrairement à Inzaghi, qui tendait à épuiser ses cadres, Chivu a effectué quelques passages de témoin (Henrikh Mkhitaryan pour Piotr Zielinski, Francesco Acerbi pour Yann Bisseck) et redonné le peps nécessaire. Et l’ex-Marseillais Luis Henrique s’est affirmé en l’absence d’un des joueurs clés de l’équipe, Denzel Dumfries, absent depuis deux mois (cheville gauche), après qu’Andy Diouf a été essayé, de façon plutôt efficace, en piston droit.

Devant, le duo Marcus Thuram-Lautaro Martinez peut enfin souffler grâce à Pio Esposito et Ange-Yoan Bonny. Chivu avait entraîné le premier chez les jeunes du club et le second à Parme. Là où son prédécesseur cherchait à huiler à l’extrême les mécanismes collectifs, le Roumain, qui a maintenu la structure en 3-5-2, travaille davantage sur les individualités, ce qui a permis d’évacuer les dernières frustrations liées à la gestion précédente. Mais Chivu assure : « Les joueurs ne se sont pas cachés derrière quelque chose pour dire « au final, on a essayé ». Ils ont accepté la vérité, ils n’ont pas montré du doigt pour chercher des erreurs ou des excuses. Les personnes fortes se remettent en question, tombent, se relèvent, c’est le cycle de la vie. » Et il insiste : « Vraiment, ce qu’ils ont vécu, je ne le souhaite à personne. »

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