LE MONDE 🔵 Paris 2024 : le « plan coachs », une mobilisation de moyens sans prĂ©cĂ©dent pour faire briller la France – Shango Media
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LE MONDE 🔵 Paris 2024 : le « plan coachs », une mobilisation de moyens sans précédent pour faire briller la France

Aux Jeux olympiques et paralympiques (JOP), si les athlètes sont les plus attendus, ils ne sont pas les seuls qui doivent ĂŞtre choyĂ©s. La rĂ©ussite passe aussi par un soutien spĂ©cifique Ă  leurs entraĂ®neurs. C’est l’objet du « plan coachs Â», mis en Ĺ“uvre au printemps 2022 par les pouvoirs publics français, Ă  travers l’Agence nationale du sport (ANS).

Pour placer durablement la France dans le top 5 des nations au classement des mĂ©dailles – l’objectif assignĂ©, en 2021, par le prĂ©sident Macron Ă  l’issue de Jeux de Tokyo dĂ©cevants (huitième place, avec 33 podiums, dont dix titres) –, l’ANS a entrepris de « renforcer le potentiel et les compĂ©tences des entraĂ®neurs Â» des sportives et des sportifs les plus susceptibles de monter sur un podium Ă  Paris.

« Nous souhaitons les soutenir, les valoriser et les accompagner pour leur redonner une posture plus ambitieuse Â», thĂ©orisait, en novembre 2022, Claude Onesta, manageur de la performance au sein de l’instance. L’agence y a mis les moyens : plus de 15 millions d’euros en 2023, quand l’accompagnement de l’encadrement sportif ne disposait que de 6,6 millions en 2020 avant le dispositif.

Quelque 217 entraĂ®neurs ou sĂ©lectionneurs – dont 191 de disciplines olympiques et paralympiques inscrites aux Jeux 2024 – bĂ©nĂ©ficient du plan coachs. Il est question de formations individualisĂ©es ou collectives sur des thĂ©matiques spĂ©cifiques – comme la gestion du stress pendant les compĂ©titions – ou de faciliter les Ă©changes et les retours d’expĂ©rience entre professionnels.

Il s’est agi, aussi, de revaloriser les conditions salariales de techniciens dont certains sont parfois partis Ă  l’étranger monnayer leur expertise. « Le plan coachs rĂ©pond Ă  un vrai constat : les techniciens du sport français sont moins bien payĂ©s que leurs homologues Ă©trangers, avance Ludovic RoyĂ©, prĂ©sident de l’Association des directeurs techniques nationaux. Si on veut attirer les meilleurs, il Ă©tait nĂ©cessaire d’augmenter leur rĂ©munĂ©ration. Â»

L’ANS a donc versĂ© aux fĂ©dĂ©rations concernĂ©es une somme de 18 000 euros brut – un maximum – par an et par coach identifiĂ©. Plus d’une centaine d’entre eux ont ainsi reçu un « complĂ©ment de salaire Â». En cas de mĂ©daille olympique, ils toucheront en outre une prime au moins Ă©gale Ă  la moitiĂ© de celle remise Ă  l’athlète – qui touchera 80 000 euros pour l’or, 40 000 pour l’argent et 20 000 pour le bronze – dont ils sont l’entraĂ®neur principal.

Quelques accrocs et incompréhensions

Certains entraîneurs français expatriés ont été convaincus de rentrer au pays, comme le maître d’armes Hugues Obry, de retour après plusieurs années à professionnaliser l’escrime en Chine. La greffe n’a toutefois pas pris. L’ancien champion olympique par équipe (2004) a démissionné fin février de ses fonctions de manageur de l’épée masculine tricolore après des mois de conflit interne.

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