LE MONDE 🔵 Les sĂ©ries de la semaine : « One Day », « Enterrement de vie de garçon » et « The New Look » – Shango Media
General-FRNews-FRONT-FR

LE MONDE 🔵 Les séries de la semaine : « One Day », « Enterrement de vie de garçon » et « The New Look »

LA LISTE DE LA MATINALE

Un léger ralentissement dans le débit du robinet à série permettra éventuellement de rattraper les retards accumulés ces dernières semaines. Mais si la soif de nouveauté est inextinguible, voici trois propositions faciles à assimiler pour l’assouvir.

« One Day Â» : l’amour par annuitĂ©s

DĂ©jĂ  adaptĂ© sous forme de long mĂ©trage, le roman de David Nicholls suit les amours de Dexter (Leo Woodall) et Emma (Ambika Mod) en cueillant le couple Ă  chaque anniversaire de leur rencontre, le soir de la remise des diplĂ´mes Ă  l’universitĂ© d’Edimbourg, en 1988. La forme Ă©pisodique convient Ă  ce dĂ©coupage, qui permet aussi deux acteurs de construire patiemment l’alchimie qui meut leur couple en devenir. Car, bien sĂ»r, l’évidence qui s’est imposĂ©e dès les premiers plans au spectateur Ă©chappe aux personnages, lui, le gosse de riche rongĂ© par le manque de confiance en soi, elle, la bonne Ă©lève qui se barde d’ironie contre la duretĂ© du monde.

Leo Woodall et Ambika Mod abattent un travail colossal faisant souvent oublier la facilitĂ© du scĂ©nario, qui navigue complaisamment entre vaudeville et mĂ©lo. On sent que les crĂ©ateurs aspirent Ă  l’acuitĂ© d’observation de rĂ©centes romances comme Normal People, mais qu’il a aussi fallu satisfaire aux exigences d’accessibilitĂ© du diffuseur, Netflix. Une contradiction qui garantit l’agrĂ©ment mais gâche un peu l’émotion. T. S.

« Enterrement de vie de garçon Â» : si les hommes se mettent Ă  rĂ©flĂ©chir…

Quatre Ă©pisodes de vingt minutes, c’est Ă  peine de quoi faire un long mĂ©trage. Ce reproche est aussi un compliment. Enterrement de vie de garçon est comme une esquisse qui donne envie de passer beaucoup plus de temps avec ce club des cinq exclusivement masculin qui, en une nuit, essaie d’apprĂ©hender la catastrophe qui a frappĂ© le groupe. La dramaturgie d’Enterrement de vie de garçon (le titre est Ă  prendre au pied de la lettre) procède en partie du stand-up, dont sont issus interprètes et auteurs. Chaque personnage est dessinĂ© vigoureusement dès son apparition, les dialogues sont tricotĂ©s d’observations rĂ©alistes et d’envolĂ©es burlesques. Reste que la mini-odyssĂ©e du quintet endeuillĂ©, avec ses stations nettement dĂ©finies (une boĂ®te de nuit, un hĂ´pital, une maison de famille, un cimetière) est construite comme une vraie sĂ©rie, qui, si elle avait durĂ© au-delĂ  de la première aube, aurait offert aux personnages l’espace nĂ©cessaire pour se dĂ©velopper. T. S.

Il vous reste 45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Bouton retour en haut de la page
Fermer