LE MONDE 🔵 Le ralentissement du secteur du luxe complique la relance de Burberry – Shango Media
General-FRNews-FRONT-FR

LE MONDE 🔵 Le ralentissement du secteur du luxe complique la relance de Burberry

Devant une vitrine du détaillant de mode Burberry, dans l’ouest de Londres, le 15 mai 2022.

Un vent mauvais souffle sur Burberry. Les ventes de la marque britannique, connue pour ses trenchs, ont reculĂ© de 1 % sur son exercice 2023-2024 clos au 30 mars, a dĂ©voilĂ© Jonathan Akeroyd, son directeur gĂ©nĂ©ral, mercredi 15 mai. Son activitĂ© s’est nettement affaiblie : sur les trois premiers mois de 2024, les ventes ont chutĂ© de 12 % Ă  pĂ©rimètre et taux de change comparables. Le rĂ©sultat opĂ©rationnel du fabricant, dont le chiffre d’affaires atteint 3,4 milliards d’euros, s’est, par consĂ©quent, dĂ©gradĂ© de 34 %, Ă  490 millions d’euros.

Les analystes financiers n’ont pas Ă©tĂ© surpris par la situation dĂ©licate de la marque, qui les avait prĂ©venus en publiant deux avertissements sur rĂ©sultats, en novembre 2023 et en janvier 2024. Toutefois, l’action Burberry a encore plongĂ© de 3,6 % mercredi 15 mai, dĂ©gradant sa valorisation boursière de 55 % en un an Ă  la Bourse de Londres.

A l’évidence, M. Akeroyd peine Ă  rassurer La City. « Mettre en Ĺ“uvre notre plan alors que le marchĂ© du luxe ralentit a Ă©tĂ© complexe Â», a expliquĂ© M. Akeroyd, lors d’une confĂ©rence de presse. Et, le premier semestre de son exercice 2024-2025 sera tout aussi « difficile Â», selon cet ancien dirigeant de Versace, nommĂ© Ă  la tĂŞte de la marque de luxe en avril 2022.

« En Chine, les centres commerciaux sont très calmes. La frĂ©quentation ralentit Â», a-t-il prĂ©cisĂ©, chiffrant Ă  19 % la chute des ventes dans le pays au cours du premier trimestre 2024. Et aux Etats-Unis, Burberry ne sĂ©duit plus la clientèle dite « aspirationnelle Â», c’est-Ă -dire les jeunes consommateurs friands du motif Ă©cossais de la marque : ses ventes amĂ©ricaines ont reculĂ© de 12 % sur douze mois. Outre-Manche, la marque souffre aussi du Brexit. Depuis 2021, les touristes ne bĂ©nĂ©ficient plus d’une dĂ©taxe sur les achats effectuĂ©s en magasin. « Les dĂ©penses des touristes chinois Ă  Londres sont de moitiĂ© infĂ©rieures Ă  ce qu’elles Ă©taient avant la pandĂ©mie, tandis qu’elles ont triplĂ© Ă  Paris Â», chiffre le PDG. Comme d’autres fabricants de luxe, Burberry presse le gouvernement britannique de rĂ©tablir un mĂ©canisme de shopping sous dĂ©taxe. En vain.

HĂ©ritage « british Â»

Dès lors, comment M. Akeroyd parviendra-t-il Ă  hisser la marque Ă  plus de 4 milliards de livres sterling (4,65 milliards d’euros) de chiffre d’affaires Ă  moyen terme ? L’objectif a Ă©tĂ© fixĂ© fin 2022. Burberry fait alors appel Ă  un nouveau directeur artistique : le Britannique Daniel Lee succède Ă  l’Italien Riccardo Tisci. Celui qui est parvenu Ă  relancer les ventes du maroquinier Bottega Venetta, filiale italienne de Kering, est chargĂ© de moderniser le fournisseur officiel de trenchs Ă  la famille royale britannique. Ce sera par le haut.

Il vous reste 46.68% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Bouton retour en haut de la page
Fermer