LE MONDE 🔵 L’avertissement de GĂ©rard Larcher Ă  Emmanuel Macron : « On ne joue pas avec la France » – Shango Media
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LE MONDE 🔵 L’avertissement de Gérard Larcher à Emmanuel Macron : « On ne joue pas avec la France »

GĂ©rard Larcher, prĂ©sident (Les RĂ©publicains) du SĂ©nat, et Emmanuel Macron, le 10 mai 2022 Ă  Paris.

Le prĂ©sident (Les RĂ©publicains, LR) du SĂ©nat, GĂ©rard Larcher, ne dĂ©colère pas concernant la dissolution de l’AssemblĂ©e nationale, dĂ©cidĂ©e par Emmanuel Macron il y a un mois. Devant ses visiteurs, il ne retient pas ses critiques contre l’opĂ©ration hasardeuse lancĂ©e par le chef de l’Etat, le 9 juin, et ses consĂ©quences, qui ne le sont pas moins. « Je croyais que le prĂ©sident devait clarifier le paysage politique… Â», soupire l’élu des Yvelines, selon lequel la situation Ă  l’AssemblĂ©e nationale, composĂ©e de « trois minoritĂ©s Â», est plus confuse que jamais. « Cette dissolution est un gâchis extraordinaire pour le pays. On ne joue pas avec la France Â», accuse-t-il, se dĂ©solant que la flamme olympique, attendue le 14 juillet au Palais-Bourbon, ne puisse ĂŞtre accueillie par l’occupant du perchoir, qui ne sera Ă©lu que le 18 juillet. Tout un symbole.

Mardi 9 juillet, juste avant le dĂ®ner, GĂ©rard Larcher a Ă©tĂ© reçu une nouvelle fois par Emmanuel Macron Ă  l’ElysĂ©e, au lendemain du second tour des Ă©lections lĂ©gislatives. Il lui a conseillĂ© de temporiser avant de former un nouveau gouvernement : « Il y a un besoin de sĂ©rĂ©nitĂ© et de responsabilitĂ©, dans l’intĂ©rĂŞt du pays, argue-t-il. Donnons-nous du temps pour que la raison l’emporte sur les pulsions. Â»

Alors que le chef de l’Etat espère bâtir une large coalition pour gouverner, comme il l’exprime dans sa lettre aux Français, mercredi 10 juillet, le prĂ©sident du SĂ©nat a dessinĂ© les lignes rouges de LR (rebaptisĂ©, au sein de son groupe Ă  l’AssemblĂ©e, « La Droite rĂ©publicaine Â»), prĂ©cisant que sa famille politique n’avait pas l’intention d’entrer dans un gouvernement pour le moment, ni de faire partie d’une coalition dĂ©cidĂ©e arbitrairement d’en haut.

GĂ©rard Larcher favorise le scĂ©nario du « cabotage lĂ©gislatif Â», texte par texte, charge Ă  chaque partie de l’HĂ©micycle de se positionner sur les projets de loi soumis au vote par le nouvel exĂ©cutif. La droite fera des propositions sur un certain nombre de sujets (sĂ©curitĂ© et immigration, justice, simplification, pouvoir d’achat…), et « le futur premier ministre, qui dĂ©finit et conduit la politique de la nation, devra dire s’il les reprend Ă  son compte ou pas Â».

Gérard Larcher furieux de la légèreté d’Emmanuel Macron

M. Larcher a prĂ©venu que si le Nouveau Front populaire (NFP) – arrivĂ© en tĂŞte, dimanche 7 juillet, mais très loin de la majoritĂ© absolue – devait s’imposer Ă  Matignon, il considĂ©rerait cette option comme un « coup de force dĂ©mocratique Â» et appellerait aussitĂ´t Ă  la censure d’un tel gouvernement. « Si le premier ministre appartient au NFP, nous nous mettrons en travers Â», menace le prĂ©sident du SĂ©nat, selon lequel la participation de La France insoumise (LFI) Ă  cette union de la gauche est une tache qui disqualifie d’emblĂ©e les autres formations politiques de l’alliance.

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