General-FRNews-FRONT-FR

LE MONDE 🔵 En France, un géant chinois de l’hôtellerie tente de revenir sur le devant de la scène

L’hĂ´tel Kyriad Prestige Centre, Ă  Perpignan, le 21 janvier 2026.

En interne, les salariĂ©s de Louvre HĂ´tels l’appellent le « vert Shreck Â». Cette teinte fluo pomme granny Ă©tait emblĂ©matique des Campanile, ces hĂ´tels de bord de route qui ont fleuri en France entre les annĂ©es 1980 et 2000, et dont l’image n’a pas bien vieilli. Deuxième groupe hĂ´telier en France, Louvre HĂ´tels, qui possède, outre Campanile, les Kyriad et les Première Classe, a dĂ©cidĂ© de se dĂ©barrasser de ce « vert Shreck Â», Ă  l’occasion d’un vaste plan de rĂ©novations. Au total, ses 160 hĂ´tels « filiales Â» en France auront Ă©tĂ© rĂ©novĂ©s entre 2024 et 2027, pour un montant d’environ 280 millions d’euros. Ses hĂ´tels franchisĂ©s (80 % de son parc) sont aussi invitĂ©s Ă  entrer dans la danse, mĂŞme si le groupe n’a pas tous les leviers pour les y inciter.

Avec ce plan de rĂ©novation, Louvre HĂ´tels espère ainsi sortir d’une phase difficile. RachetĂ© par le chinois Jin Jiang pour 1,3 milliard d’euros en 2015, le groupe, en France, n’a fait que perdre du terrain. Au total, il gère, en direct ou Ă  travers une franchise, 793 Ă©tablissements, contre 864 en 2019, selon les dĂ©comptes du cabinet MKG. Devant lui, un numĂ©ro un stable mais robuste, Accor. Derrière lui, un numĂ©ro trois agressif dans son dĂ©veloppement, B&B Hotels, dĂ©tenu par Goldman Sachs, qui a multipliĂ© les ouvertures.

Il vous reste 77.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Bouton retour en haut de la page
Fermer