LE MONDE 🔵 « Déçu de Parcoursup ? Postulez Ă  nos formations » : la valeur opaque des diplĂ´mes de l’enseignement supĂ©rieur privĂ© – Shango Media
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LE MONDE 🔵 « Déçu de Parcoursup ? Postulez à nos formations » : la valeur opaque des diplômes de l’enseignement supérieur privé

« Déçu de Parcoursup ? Postulez Ă  nos formations Â», recommande l’école de commerce privĂ©e l’ESGCI aux chalands de passage sur son site Internet. « Nos critères d’admission se fondant entièrement sur l’humain, nous prĂ©fĂ©rons ne pas nous appuyer sur un algorithme Â», susurre par le mĂŞme canal Narratiiv, une Ă©cole de communication parisienne dont les tarifs oscillent entre 8 000 euros et 10 000 euros par an, selon les cursus.

En juin, les filets marketing des Ă©coles de l’enseignement supĂ©rieur privĂ© ratissent sur les rĂ©seaux Ă  la recherche des milliers de déçus du système national d’orientation postbac – au sein des 945 500 candidats inscrits sur Parcoursup en 2024. « La moitiĂ© de nos Ă©lèves de première annĂ©e s’inscrivent en juin Â», reconnaĂ®t Damien Jordan, directeur gĂ©nĂ©ral d’IPSSI Paris, Ă©cole privĂ©e d’informatique.

Dès la publication des premiers rĂ©sultats s’ouvre l’immense marchĂ© de l’enseignement supĂ©rieur, que les acteurs du privĂ© occupent dĂ©sormais Ă  hauteur de 26 % des effectifs. La plupart des Ă©tablissements se prĂ©valent d’une reconnaissance de l’Etat, mĂ©langeant Ă  dessein les multiples labels que peuvent accorder le ministère de l’enseignement supĂ©rieur et le ministère du travail.

Les lycĂ©ens et leurs familles, perdus dans le maquis des offres, ont ainsi bien du mal Ă  Ă©valuer la valeur rĂ©elle des formations proposĂ©es. Pourtant, « le recensement des Ă©coles reconnues par le ministère par l’Etat est un enjeu de lisibilitĂ© majeur Â», affirmait le ministère de l’enseignement supĂ©rieur Ă  l’étĂ© 2023, qui promettait la crĂ©ation d’un label censĂ© distinguer les Ă©tablissements dĂ©livrant des formations de qualitĂ©. Une annĂ©e plus tard, le brouillard n’est pas moins dense.

Deux ministères, deux reconnaissances

Quels sont les « critères Â» qui permettent d’évaluer la qualitĂ© d’un Ă©tablissement ? Il s’agit des « visas Â» et des « grades Â» (licence, master, doctorat) adossĂ©s Ă  un diplĂ´me, qui est le gage d’une reconnaissance du ministère de l’enseignement supĂ©rieur. Ils sont la garantie des qualitĂ©s pĂ©dagogique et acadĂ©mique des formations qui sont contrĂ´lĂ©es par des organismes d’Etat, comme le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supĂ©rieur (HcĂ©res), la Commission d’évaluation des formations et diplĂ´mes de gestion (CEFDG) pour les Ă©coles de commerce ou la Commission des titres d’ingĂ©nieurs (CTI).

Les universitĂ©s, les Ă©coles publiques et les Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur privĂ©s d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral (EESPIG), sous contrat avec l’Etat, se soumettent aux contrĂ´les de ces organismes. Quant aux Ă©tablissements privĂ©s lucratifs, ils sont peu nombreux Ă  proposer des formations visĂ©es ou gradĂ©es. Ces derniers prĂ©fèrent majoritairement une autre forme de reconnaissance de l’Etat, moins exigeante : celle du ministère du travail.

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