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LE FIGARO 🔵 Xi Jinping et Vladimir Poutine louent la relation «stable» entre leurs deux pays

Les deux dirigeants ont échangé lors d’une visioconférence ce mercredi. Ils entretiennent des liens économiques, diplomatiques et militaires étroits, ces derniers se sont renforcés depuis le début de l’offensive russe en Ukraine.

Les prĂ©sidents chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine ont plaidĂ© mercredi lors d’une visioconfĂ©rence pour une plus Ă©troite coopĂ©ration bilatĂ©rale dans l’intĂ©rĂŞt de la «stabilité» mondiale, selon les mĂ©dias officiels et autoritĂ©s des deux pays. La Chine et la Russie entretiennent des liens Ă©conomiques, diplomatiques et militaires Ă©troits. Ils se sont encore renforcĂ©s depuis le dĂ©but de l’offensive russe Ă  grande Ă©chelle en Ukraine en 2022.

L’entretien entre les deux chefs d’État s’est tenu dans un contexte international marquĂ© par une grande incertitude, notamment sur le dossier iranien et la guerre en Ukraine. «Les deux parties doivent (…) veiller Ă  ce que les relations sino-russes continuent Ă  se dĂ©velopper de manière stable et dans la bonne direction, grâce Ă  une coordination stratĂ©gique plus approfondie», a dĂ©clarĂ© mercredi Xi Jinping Ă  Vladimir Poutine, selon un compte rendu de la tĂ©lĂ©vision chinoise CCTV.

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«En tant que grands pays responsables et membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies, la Chine et la Russie ont l’obligation d’encourager la communautĂ© internationale Ă  dĂ©fendre l’Ă©quitĂ© et la justice (…) et de maintenir conjointement la stabilitĂ© stratĂ©gique mondiale», a soulignĂ© M. Xi. Un nouveau cycle de nĂ©gociations entre les reprĂ©sentants ukrainiens et russes, en prĂ©sence des AmĂ©ricains, a dĂ©marrĂ© mercredi Ă  Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue Ă  quatre ans de guerre.

«L’alliance entre Moscou et Pékin reste un important facteur stabilisant»

L’entretien Xi-Poutine de mercredi s’est aussi dĂ©roulĂ© alors que l’Iran, autre partenaire de la Chine, est sous pression après la rĂ©pression sanglante en janvier d’un vaste mouvement de contestation, notamment de la part des États-Unis, qui exigent un accord sur le nuclĂ©aire. Washington a rĂ©pĂ©tĂ© ne pas Ă©carter l’option militaire mais dit vouloir trouver un accord avec TĂ©hĂ©ran.

«Dans le contexte de turbulences croissantes, l’alliance entre Moscou et PĂ©kin reste un important facteur stabilisant», a dĂ©clarĂ© mercredi Vladimir Poutine Ă  son homologue, selon une vidĂ©o diffusĂ©e par le Kremlin. «Nous sommes prĂŞts Ă  poursuivre la coordination la plus Ă©troite sur les questions de l’agenda global comme rĂ©gional», a-t-il assurĂ©. Xi Jinping et Vladimir Poutine avaient Ă©changĂ© le 31 dĂ©cembre des messages de vĹ“ux pour la nouvelle annĂ©e.

DĂ©but septembre Ă  PĂ©kin, le prĂ©sident chinois avait affichĂ© son entente avec M. Poutine et lui avait dĂ©roulĂ© le tapis rouge en l’invitant avec le dirigeant nord-corĂ©en Kim Jong-un Ă  un grand dĂ©filĂ© militaire cĂ©lĂ©brant les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Si la Chine appelle rĂ©gulièrement Ă  des pourparlers de paix et au respect de l’intĂ©gritĂ© territoriale de tous les pays – sous-entendu Ukraine comprise – elle n’a jamais condamnĂ© la Russie pour son offensive et se prĂ©sente comme une partie neutre.

La Chine, premier pays acheteur de combustibles fossiles russe

La Chine rĂ©fute les accusations de fourniture d’armes lĂ©tales Ă  l’un ou l’autre camp et de livraison de composants militaires Ă  la Russie pour son industrie de dĂ©fense. Elle renvoie aux Occidentaux le reproche de prolonger les hostilitĂ©s en armant l’Ukraine. Partenaire Ă©conomique primordial de la Russie, elle est le premier pays acheteur de combustibles fossiles russes au monde, y compris de produits pĂ©troliers, alimentant ainsi la machine de guerre.

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PĂ©kin considère Moscou comme un partenaire prioritaire dans l’Ă©bauche d’un nouvel ordre mondial multipolaire post-occidental. L’entretien Xi-Poutine survient Ă©galement Ă  la veille de l’expiration, jeudi, du traitĂ© New Start, dernier accord de maĂ®trise des armements liant Washington et Moscou. SignĂ© en 2010, il limitait chaque partie Ă  800 lanceurs et bombardiers lourds et 1.550 ogives stratĂ©giques offensives dĂ©ployĂ©es, avec un mĂ©canisme de vĂ©rification.

La Russie avait annoncĂ© en fĂ©vrier 2023 suspendre sa participation au traitĂ© sans pour autant s’en retirer formellement, indiquant qu’elle continuerait Ă  respecter les limites prĂ©vues. Moscou avait prĂ©cĂ©demment accusĂ© Washington d’obstruction aux inspections prĂ©vues dans le cadre de New Start, suspendues dans le contexte de la guerre en Ukraine.

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