LE FIGARO 🔵 Seine-et-Marne : cinq mineurs mis en examen pour avoir tendu des guets-apens Ă  des adultes via une application de rencontre – Shango Media
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LE FIGARO 🔵 Seine-et-Marne : cinq mineurs mis en examen pour avoir tendu des guets-apens à des adultes via une application de rencontre

Selon le procureur de la République de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, les adolescents mis en cause auraient expliqué leurs agressions par leur «volonté de débusquer des pédophiles».
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Les agresseurs se faisaient passer pour des filles mineures sur l’application pour tendre des pièges Ă  de jeunes hommes majeurs. Une fois sur le lieu du rendez-vous, les victimes Ă©taient rouĂ©es de coups et dĂ©pouillĂ©es.

Un déchaînement de violences. Cinq mineurs ont été récemment mis en examen pour vols avec violence en bande organisée, après avoir tendu des guets-apens à des adultes via l’application Grindr, principalement dédiée aux rencontres homosexuelles, a appris Le Figaro ce mercredi 15 mai auprès du parquet de Meaux, confirmant une information du Parisien . Parmi les individus mis en examen, quatre adolescents et une adolescente, âgés de 16 à 17 ans. Ils ont été placés en détention provisoire.

Leur mode opératoire était bien rodé. Les agresseurs se faisaient passer pour des filles mineures sur l’application pour tendre des pièges à de jeunes hommes majeurs. Une fois sur le lieu du rendez-vous, les victimes étaient rouées de coups et dépouillées.

«Volonté de débusquer des pédophiles»

Ainsi, une première agression a eu lieu dans la nuit du 27 au 28 avril, à Crégy-les-Meaux. La deuxième la nuit suivante, à Meaux. La dernière attaque a eu lieu le 2 mai, aussi à Crégy-les-Meaux, contre un homme de 23 ans. Ce dernier, qui a été hospitalisé, s’est fait voler son téléphone portable ainsi que sa trottinette électrique. Quatre jeunes avaient été interpellés à l’issue de cet assaut. L’adolescente mise en cause n’a été arrêtée que dernièrement.

Selon le procureur de la République de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, les adolescents mis en cause auraient expliqué leurs agressions par leur «volonté de débusquer des pédophiles». D’autres suspects pourraient encore être interpellés dans cette affaire, qui rappelle celle du meurtre de Philippe Coopman, à la Grande-Synthe, ou celle de l’agression de deux homosexuels à Nice, en février.

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