LE FIGARO đŸ”” Rugby : «Les JO en France, ça va ĂȘtre une fĂȘte incroyable», salive Antoine Dupont – Shango Media
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LE FIGARO đŸ”” Rugby : «Les JO en France, ça va ĂȘtre une fĂȘte incroyable», salive Antoine Dupont

Élu meilleur joueur du Top 14 pour la deuxiĂšme fois, le demi de mĂȘlĂ©e des Bleus est revenu ce lundi sur l’élimination au Mondial, mais aussi son rĂȘve de disputer les Jeux Ă  Paris.

Vous venez de remporter le titre de meilleur joueur de Top 14 pour la deuxiĂšme fois. Est-ce que c’est quelque chose qui compte pour vous ?
Antoine Dupont : Je ne sais pas si ça compte, en tout cas cela valide le travail et le fait d’arriver Ă  enchaĂźner les bonnes saisons. On sait que c’est ce qui est le plus dur Ă  haut niveau. Et surtout de pouvoir les enchaĂźner collectivement avec le Stade, on a la chance d’avoir beaucoup gagnĂ© ces derniĂšres saisons. Cela se concrĂ©tise par ce trophĂ©e-lĂ .

Être reconnu par ses pairs, cela a plus de valeur ?
Le fait que ce soit les autres joueurs qui m’Ă©lisent, ça reprĂ©sente beaucoup. Cela fait plaisir de se sentir reconnu par les gens contre qui on joue tous les week-ends.

Avez-vous encore faim avec le Stade Toulousain ?
Paradoxalement, l’annĂ©e oĂč l’on n’a pas gagnĂ© de titre (en 2022), c’est peut-ĂȘtre celle-lĂ  qui nous a donnĂ© le plus faim. Ce goĂ»t-lĂ , de perdre deux fois en demi-finale, finir la saison avec rien, quand on voit le potentiel de cette Ă©quipe, cela a Ă©tĂ© dur Ă  vivre.

Ce titre vient couronner la saison derniĂšre. C’est dĂ©jĂ  loin…
Oui, il s’est passĂ© beaucoup de choses depuis… Mais malgrĂ© cela, on a vite rebasculer sur le quotidien du championnat. On est passĂ© Ă  une nouvelle saison.

Plus globalement, comment allez-vous ?
Ça va, c’est vrai qu’il y a toujours des regrets qui reviennent quand on reparle de cette Coupe du monde. Ils mettront du temps Ă  partir, s’ils partent. Mais on a pris le temps de se rĂ©gĂ©nĂ©rer, de se changer la tĂȘte. Retrouver le quotidien du club, les potes, notre vie personnelle… Cela a permis de se changer les idĂ©es, de se donner de nouveaux objectifs, de passer Ă  autre chose et d’Ă©vacuer ça en Ă©tant capable de rejouer sur le terrain.

«Je vais revenir faire les phases finales avec le Stade Toulousain»

Dans vos nouveaux objectifs, il y a cette annĂ©e les Jeux olympiques…
Cela fait plusieurs mois maintenant qu’on est en train d’essayer de se caler avec “France 7”, avec le club, avec la FĂ©dĂ©ration. Pour me donner les moyens d’essayer de participer Ă  ces Jeux olympiques. Aujourd’hui, je fais partie d’un groupe Ă©largi. Je vais passer du temps avec eux, essayer de m’acclimater au mieux Ă  ce sport, en espĂ©rant ĂȘtre performant et pouvoir postuler pour ces JO.

Est-ce difficile de basculer de l’un Ă  l’autre ?
Je vous rĂ©pondrai dans quelques mois… (Rires) Je ne sais pas. Mais quand on voit les efforts que cela demande, c’est sĂ»r qu’il y aura un temps d’adaptation nĂ©cessaire.

Pourquoi les Jeux vous font-ils rĂȘver ?
Il y a tellement de raisons… Pour tout fan de sport, les Jeux olympiques restent mythiques. C’est vrai que ça l’est un peu moins pour les fans de rugby, oĂč l’on a moins cette appĂ©tence-lĂ  puisque ce sport est olympique depuis peu. Mais malgrĂ© cela, le fait de recevoir les JO en France, ça va ĂȘtre une fĂȘte incroyable de pouvoir en faire partie. Surtout de pouvoir prĂ©tendre Ă  une mĂ©daille olympique. C’est un challenge hyper motivant.

Vous allez faire des allers-retours entre XV et 7 ?
Oui, je vais revenir faire les phases finales avec le Stade Toulousain. Et j’espĂšre pouvoir encore soulever ce Bouclier. (…) Il y a des plages de mise Ă  disposition qui sont prĂ©vues, je peux passer du temps avec le 7 mais garder mes Ă©chĂ©ances et mes objectifs avec le Stade Toulousain. DĂ©but janvier, il y aura une rencontre informelle avec le groupe Ă  7 pour que je puisse prendre contact avec l’Ă©quipe.

«J’ai essayĂ© de dĂ©connecter, je n’avais pas envie de regarder la fin de la compĂ©tition»

En quoi avez-vous changĂ© ces derniers mois ?
On a tous pris en maturitĂ© et en expĂ©rience avec cette Coupe du monde. MĂȘme si cela n’a pas Ă©tĂ© l’issue que l’on attendait. AprĂšs, je ne pense pas avoir changĂ© fondamentalement. Sur les derniĂšres saisons, peut-ĂȘtre. Mon jeu a Ă©voluĂ©, ma personnalitĂ© aussi. Les premiĂšres fois oĂč je suis venu Ă  la Nuit du Rugby, je n’avais pas de barbe et de matches dans les pattes… (Sourire)

Comment avez-vous vĂ©cu les semaines qui ont suivi l’Ă©limination ?
J’ai senti le besoin de partir un peu, je suis parti en vacances assez loin. J’ai essayĂ© de dĂ©connecter, je n’avais pas envie de regarder la fin de la compĂ©tition, de voir une autre Ă©quipe soulever le trophĂ©e. Le sport est fait de ces moments-lĂ , il faut arriver Ă  en sortir grandi. C’est la seule solution pour avancer.

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