LE FIGARO 🔵 «L’Iran a de gros problèmes» : Donald Trump Ă©tudie ses options militaires face Ă  TĂ©hĂ©ran – Shango Media
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LE FIGARO 🔵 «L’Iran a de gros problèmes» : Donald Trump étudie ses options militaires face à Téhéran

Selon le New York Times, les options militaires à conduire en Iran ont été présentées «à la demande» du président américain.

Donald Trump Ă©tudie ses «options militaires» face Ă  TĂ©hĂ©ran, selon le New-York Times. «L’Iran a de gros problèmes», expliquait-il vendredi dernier, mettant en garde le rĂ©gime des Mollahs «de ne pas commencer Ă  tirer, parce qu’on va tirer aussi». Le prĂ©sident amĂ©ricain fait ici directement rĂ©fĂ©rence aux manifestations qui secouent le pays tout entier depuis le 28 dĂ©cembre. «S’ils commencent Ă  tuer des personnes comme ils l’ont fait par le passĂ©, alors nous interviendrons», avait-il poursuivi. «Cela ne veut pas dire que nous enverrons des troupes au sol, mais cela veut dire que nous les frapperons très, très fort, lĂ  oĂą ça fait mal».

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Une menace profĂ©rĂ©e quelques jours après un spectaculaire raid des forces spĂ©ciales amĂ©ricaines au Venezuela pour capturer son dirigeant Nicolas Maduro, accusĂ© de narcotrafic. La mĂŞme semaine, les États-Unis ont pris d’assaut un pĂ©trolier parti d’Iran et arborant un drapeau russe. Le Kremlin avait envoyĂ© un sous-marin Ă  sa rescousse, sans pour autant dissuader Washington de faire respecter son embargo.

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Selon le New York Times, les options militaires Ă  conduire en Iran ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es «à la demande» de Donald Trump. D’après le Wall Street Journal, l’une de ces options serait «une frappe aĂ©rienne de grande envergure contre plusieurs cibles militaires iraniennes». Cependant, «aucun consensus n’avait Ă©tĂ© trouvĂ© quant Ă  la marche Ă  suivre et qu’aucun matĂ©riel ni personnel militaire n’avait Ă©tĂ© dĂ©ployĂ© en vue d’une telle frappe». Pour ces sources des mĂ©dias amĂ©ricains, cette planification est «normale», et il ne faut y voir «aucun signe d’attaque imminente contre l’Iran».

Le groupe aéronaval le plus proche croise en mer de Chine

Les États-Unis veulent également éviter un effet de «ralliement autour du drapeau» en cas de frappes américaines contre des cibles militaires en Iran. Un tel réflexe nationaliste permettrait alors au régime de réprimer encore plus brutalement les manifestations, se justifiant par une attaque venue de l’étranger. Par ailleurs, les bases militaires américaines au Moyen-Orient peuvent avoir besoin de temps pour se préparer à une éventuelle riposte des Iraniens.

En effet, en juin dernier, au cours de la «guerre des douze jours», après qu’Israël a bombardé de nombreuses cibles en Iran, Washington avait envoyé ses B-2 Spirit larguer des bombes pénétrantes de treize tonnes sur plusieurs installations nucléaires (l’opération Midnight Hammer), avant d’arrêter le bras armé de son allié israélien. L’Iran avait alors répondu en envoyant des missiles contre une base américaine au Qatar et plusieurs sites en Irak.

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Enfin, la faisabilitĂ© de telles frappes se heurte Ă  une rĂ©alitĂ© : l’armĂ©e amĂ©ricaine ne dispose pas de groupe aĂ©ronaval, un outil de projection militaire regroupĂ© autour d’un porte-avions, capital pour le succès d’une telle opĂ©ration, au Moyen-Orient. Le plus proche, centrĂ© sur l’USS Abraham Lincoln, se trouve en mer de Chine mĂ©ridionale. Son arrivĂ©e prendrait au moins plusieurs jours, et pourrait ĂŞtre documentĂ©e grâce au renseignement en source ouverte (ROSO ou OSINT en anglais). Un groupe aĂ©ronaval reprĂ©senterait un dĂ©cupleur de puissance extrĂŞmement important.

Une prĂ©sence d’autant plus importante que des frappes amĂ©ricaines seraient perçues par le rĂ©gime comme une menace directe Ă  son existence, engendrant de leur part une forte riposte. Pour autant, les menaces de Donald Trump doivent ĂŞtre prises au sĂ©rieux. Fin dĂ©cembre, le prĂ©sident amĂ©ricain a rencontrĂ© le premier ministre israĂ©lien, Benyamin Netanyahou, dans sa rĂ©sidence privĂ©e de Mar-a-Lago en Floride. Celui-ci l’aurait informĂ© des suites du rĂ©armement du Hezbollah, un mouvement terroriste au Liban et alliĂ© de TĂ©hĂ©ran. Après leur rĂ©union, le prĂ©sident amĂ©ricain a dĂ©sapprouvĂ© en confĂ©rence de presse le «mauvais comportement» de l’Iran, allant jusqu’à soutenir des frappes israĂ©liennes si le programme nuclĂ©aire n’était pas abandonnĂ©. L’État hĂ©breu s’est depuis placĂ© en Ă©tat d’alerte maximale ce samedi.

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