LE FIGARO 🔵 Le protoxyde d’azote au volant, un fléau qui profite d’un «vide juridique»
DÉCRYPTAGE – Actuellement, aucune disposition du code de la route ne sanctionne directement la conduite sous l’effet du protoxyde d’azote. Mais la loi ayant créé l’homicide routier devrait permettre de faire bouger les lignes.
Trois adolescents sont morts dans la nuit de mardi à mercredi dans un accident de la route près d’Alès. Le conducteur, un jeune de 14 ans, est soupçonné d’avoir consommé du protoxyde d’azote avant de prendre le volant. Un mois plus tôt, le jeune Mathis, 19 ans, a trouvé la mort à Lille après avoir été percuté par un chauffard qui avait inhalé le même produit. Ces drames ravivent les inquiétudes autour de l’utilisation récréative de ce gaz. Et font ressurgir les questions autour de son encadrement juridique.
Depuis plusieurs années, des députés et des associations luttant contre les violences routières alertent face à la montée en puissance de ce phénomène. «On dénombre 50 morts par an dans des accidents de la route causés par un conducteur qui avait consommé du protoxyde d’azote», témoigne auprès du Figaro Amandine Scattarreggia, secrétaire départementale de la Ligue contre la violence routière. Son fils, Kenny, est mort en août 2020 dans un accident de la route causé par un conducteur qui…
