LE FIGARO 🔵 JO Paris 2024 : les balcons parisiens surchargĂ©s pendant la cĂ©rĂ©monie, le nouveau sujet d’inquiĂ©tude – Shango Media
General-FRNews-FRONT-FR

LE FIGARO 🔵 JO Paris 2024 : les balcons parisiens surchargĂ©s pendant la cĂ©rĂ©monie, le nouveau sujet d’inquiĂ©tude

Les professionnels de l’immobilier s’inquiètent de la futur affluence sur les balcons des immeubles longeant la Seine pendant la cérémonie et les risques d’incident.

Les balcons des immeubles parisiens seront-ils assez solides pour supporter les grappes de personnes qui risquent de s’y agglutiner lors de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture des JO? Cette question a rĂ©cemment Ă©tĂ© soulevĂ©e par les professionnels de l’immobilier auprès des autoritĂ©s qui travaillent Ă  l’idĂ©e de lancer une vaste opĂ©ration de vĂ©rification.

À découvrir

Des familles entières massĂ©es sur des balcons, avec des amis invitĂ©s pour l’occasion, bĂ©nĂ©ficiant du spectacle de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture des JO sur la Seine que les organisateurs prĂ©voient grandiose…. Ces scènes risquent bien de se multiplier dans la capitale au soir du 26 juillet.

«C’est clairement un scĂ©nario qui risque d’arriver. Et il faut absolument s’assurer que les balcons puissent supporter le poids et surtout que les garde-corps soient parfaitement scellĂ©s pour Ă©viter tout incident», explique Ă  l’AFP le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration nationale de l’immobilier (FNAIM) Grand Paris, Olivier Princivalle.

Les risques de chutes

Des chutes, parfois mortelles, soit en raison de garde-corps dĂ©faillants ou d’effondrements de balcons, jalonnent rĂ©gulièrement les pages des faits divers. En 2016, quatre personnes avaient trouvĂ© la mort après qu’un balcon se soit effondrĂ© lors d’une soirĂ©e dans un appartement Ă  Angers.

En mai 2023, Ă  Paris, deux personnes avaient Ă©tĂ© grièvement blessĂ©es après avoir chutĂ© de leur balcon du 5e Ă©tage d’un immeuble situĂ© dans le XIIIe arrondissement parisien, après qu’une partie du balcon se soit effondrĂ©e.

La loi impose aux propriĂ©taires, aux bailleurs sociaux ou bien aux gestionnaires d’immeubles de vĂ©rifier le bon Ă©tat de conservation des balcons. «Mais il peut y avoir des trous dans la raquette, et surtout, l’usage risque de changer de façon brutale et Ă©phĂ©mère pendant les JO», anticipe une source proche des autoritĂ©s.

«Les immeubles haussmanniens ont plus de 300 ans (NDLR: plus de 150 ans), et ont des balcons le plus souvent prévus pour 2/3 personnes. Les sur-occupations possibles pendant les JO peuvent être compliquées», ajoute Olivier Princivalle.

Cette question a Ă©tĂ© soulevĂ©e il y a plusieurs semaines lors d’une des rĂ©unions prĂ©paratoires des JO chapeautĂ©es par la prĂ©fecture de police de Paris. «On les a alertĂ©s de ce sujet, en bon gestionnaire», explique Olivier Princivalle, assurant avoir Ă©voquĂ© le sujet aux cĂ´tĂ©s de l’Union ds syndicats immobilier (UNIS) .

Une projection de la cérémonie sur la Seine.
Paris 2024

La prĂ©fecture de police de Paris a d’ailleurs assurĂ© auprès de l’AFP que le sujet avait Ă©tĂ© «identifiĂ© par les fĂ©dĂ©rations professionnelles». Toutefois, n’Ă©tant pas «compĂ©tente pour son traitement», elle a indiquĂ© travailler «à une rĂ©ponse avec ses partenaires».

«Il faut vĂ©rifier que les balcons puissent tenir le choc», rĂ©sume Olivier Princivalle. Mais cela ne semble pas si simple. «Comment vĂ©rifier la soliditĂ© des garde-corps? Avec des cordistes? Et la soliditĂ© de la structure?», s’interroge-t-il.

«Qui va régler la facture?»

Les fĂ©dĂ©rations de professionnels de l’immobilier ont saisi l’ordre des Architectes pour les «aider Ă  bâtir une note technique sur le sujet que la prĂ©fecture nous a demandé», explique Olivier Princivalle.

Pour l’instant, les zones d’immeubles de la capitale qui devraient peut-ĂŞtre faire l’objet d’une vĂ©rification ne sont pas Ă©tablies.

«On pense a priori que la zone concernée devrait se concentrer sur les immeubles situés le long de la Seine. Et sur les 6 km, ça fait déjà pas mal», pronostique une source proche de la mairie de Paris.

«Il faut aussi prendre en compte que grâce aux pĂ©rimètres de sĂ©curitĂ© et au contrĂ´le aiguisĂ© qu’a mis en place la prĂ©fecture, notamment sur le contrĂ´le des accès aux immeubles près de la Seine, on est capable de savoir assez finement combien de personnes seront dans les appartements», estime cette source.

Un calcul qui semble toutefois assez compliqué à faire.

Autre question soulevĂ©e, celle de la prise en charge du coĂ»t d’une telle opĂ©ration. «Qui va rĂ©gler la facture? L’Etat, les particuliers, les syndics?», s’interroge une source proche des nĂ©gociations. Il reste moins de six mois pour trouver des rĂ©ponses.

Bouton retour en haut de la page
Fermer