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LE FIGARO 🔵 «Je ne comprends pas leur système» : JD Vance juge «absurde» de ne pas pouvoir discuter directement avec le Guide suprême iranien

Le vice-président américain estime qu’il est «très difficile» de faire de la diplomatie avec Téhéran, puisque c’est Ali Khamenei qui «prend les décisions», quand le président «n’a pas vraiment d’importance».

JD Vance est un vice-prĂ©sident des États-Unis quelque peu dĂ©semparĂ©. Alors que des nĂ©gociations entre l’Iran et les États-Unis sont prĂ©vues ce vendredi Ă  Oman, notamment sur la question du nuclĂ©aire, le dirigeant juge que «la diplomatie» avec TĂ©hĂ©ran est «extraordinairement difficile». La Maison-Blanche peine en effet Ă  trouver le bon interlocuteur dans la partie iranienne. «Je ne comprends pas leur système», a dĂ©plorĂ© JD Vance mercredi dans une interview pour l’émission The Megyn Kelly Show, animĂ©e par Megyn Kelly, ancienne journaliste de Fox News.

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Le vice-prĂ©sident rappelle qu’en Iran, les dĂ©cisions sont prises par le guide suprĂŞme Ali Khamenei, quand le prĂ©sident Masoud Pezeshkian «n’a que peu d’importance». Les États-Unis ont, jusqu’à maintenant, surtout Ă©changĂ© avec le ministre des Affaires Ă©trangères, Abbas Araghtchi, qui sera l’interlocuteur de l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, vendredi Ă  Oman. «Visiblement, il parle avec le guide suprĂŞme», avance JD Vance. «C’est un pays très particulier avec lequel nĂ©gocier, lorsqu’on ne peut mĂŞme pas s’adresser Ă  la personne qui le dirige. […] Tout est plus compliquĂ©. Toute la situation est absurde.»

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Xi et Poutine au téléphone, mais pas Khamenei

Ă€ titre de comparaison, le vice-prĂ©sident explique que Donald Trump peut «dĂ©crocher son tĂ©lĂ©phone et appeler Poutine» lorsqu’il a quelque chose Ă  lui dire. MĂŞme chose pour Xi Jinping et d’autres dirigeants de «pays avec lesquels nous (les États-Unis) entretenons des relations très hostiles». «MĂŞme la CorĂ©e du Nord !», souligne JD Vance, qui rappelle que Donald Trump a pu rencontrer Kim Jong-un en juin 2019. Et de conclure : «Il est Ă©trange que nous ne puissions mĂŞme pas simplement discuter avec les dirigeants iraniens. Cela complique considĂ©rablement la diplomatie.»

Téhéran et Washington ont officiellement confirmé mercredi que des discussions se tiendraient vendredi à Oman, levant le doute qui planait sur ces pourparlers. Donald Trump maintient toutefois la menace d’une intervention militaire si le régime n’accepte pas une série de revendications américaines, dont la question du nucléaire. Le président américain a assuré que le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, «devrait se faire beaucoup de soucis».

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