LE FIGARO 🔵 DĂ©cès de Naomi Musenga: l’opĂ©ratrice du Samu dĂ©finitivement condamnĂ©e – Shango Media
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LE FIGARO 🔵 DĂ©cès de Naomi Musenga: l’opĂ©ratrice du Samu dĂ©finitivement condamnĂ©e

L’opĂ©ratrice du Samu n’a pas souhaitĂ© faire appel de sa condamnation. En 2017, elle a raccrochĂ© au nez de Naomi Musenga, se plaignant d’importantes douleurs au ventre. Elle est dĂ©cĂ©dĂ©e le 29 dĂ©cembre 2017 Ă  l’hĂ´pital de Strasbourg.

L’opĂ©ratrice du Samu condamnĂ©e pour non-assistance Ă  personne en danger après avoir raillĂ© au tĂ©lĂ©phone Naomi Musenga, jeune femme de 22 ans dĂ©cĂ©dĂ©e peu après Ă  l’hĂ´pital, a dĂ©cidĂ© de ne pas faire appel, s’est fĂ©licitĂ© mercredi l’avocat de la famille Musenga. «La famille de Naomi Musenga a pris connaissance de la volontĂ© de Mme M., opĂ©ratrice du Samu 67, de ne pas relever appel des condamnations prononcĂ©es Ă  son encontre», a indiquĂ© dans un communiquĂ© le cabinet d’avocats Coubris & AssociĂ©s.

L’opĂ©ratrice, Corinne M., avait Ă©tĂ© condamnĂ©e Ă  un an de prison avec sursis, le 4 juillet, par le tribunal correctionnel de Strasbourg. ContactĂ© par l’AFP, le cabinet d’avocats de Me Thomas Callen, qui la dĂ©fendait, a confirmĂ© qu’elle n’interjetterait pas appel de cette condamnation. «Cette dĂ©cision est accueillie avec un grand soulagement par les proches de la victime», a indiquĂ© le cabinet Coubris & AssociĂ©s. Le volet pĂ©nal est clos mais «la procĂ©dure continuera Ă  la rentrĂ©e prochaine, cette fois devant la justice administrative et Ă  l’encontre des HĂ´pitaux universitaires de Strasbourg, afin d’envisager l’indemnisation de leurs prĂ©judices», a-t-il prĂ©cisĂ©.

Retard de prise en charge de plus de deux heures

Mère d’une enfant de 18 mois, Naomi Musenga est dĂ©cĂ©dĂ©e le 29 dĂ©cembre 2017 Ă  l’hĂ´pital de Strasbourg après avoir Ă©tĂ© prise en charge avec «un retard global de près de 02H20», selon un rapport de l’Inspection gĂ©nĂ©rale des affaires sociales (Igas). Se plaignant d’importantes douleurs au ventre, elle avait pris contact avec les pompiers qui avaient transfĂ©rĂ© l’appel au Samu. «J’ai très mal au ventre», «je vais mourir…», avait expliquĂ© Naomi Musenga, peinant Ă  s’exprimer. «Oui vous allez mourir, certainement un jour comme tout le monde», avait rĂ©torquĂ© la rĂ©gulatrice, avant de raccrocher.

Naomi Musenga avait finalement Ă©tĂ© dirigĂ©e vers SOS MĂ©decins et hospitalisĂ©e mais n’avait pu ĂŞtre sauvĂ©e. Selon l’enquĂŞte, son dĂ©cès n’est pas liĂ© au retard de prise en charge. Après la mort de Naomi Musenga, une première expertise, dĂ©noncĂ©e par sa famille, avait conclu Ă  un dĂ©cès consĂ©cutif Ă  une «intoxication au paracĂ©tamol absorbĂ© par automĂ©dication sur plusieurs jours». Mais une deuxième expertise avait rĂ©futĂ© ces conclusions, Ă©voquant un accident vasculaire digestif ayant entraĂ®nĂ© une hĂ©morragie.

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