LE FIGARO 🔵 «Ce n’est pas comme ça qu’il faut procĂ©der» : pour François Hollande, la menace de dissolution «n’a aucun sens»

L’exécutif a agité vendredi la menace d’une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement, faisant savoir qu’il se préparait à des législatives anticipées en même temps que les municipales en mars.
La menace de dissolution agitĂ©e par l’exĂ©cutif en rĂ©ponse aux motions de censure de LFI et du RN «n’a aucun sens», a affirmĂ© dimanche François Hollande, qui encourage de nouveau SĂ©bastien Lecornu Ă faire usage du 49.3 pour faire adopter le budget.
À découvrir
«Le rĂ´le d’un Premier ministre (…) c’est quand mĂŞme de mettre un peu de stabilitĂ© lĂ oĂą il y a de l’inquiĂ©tude», a affirmĂ© l’ancien prĂ©sident de la RĂ©publique, invitĂ© de l’Ă©mission «Questions politiques» sur France Inter/FranceInfo/Le Monde.
Passer la publicité
«On ne doit pas parler de dissolution (…) Les maires qui prĂ©parent des Ă©lections municipales se disent “mais est-ce qu’on ne va pas avoir une interfĂ©rence des Ă©lections lĂ©gislatives sur les Ă©lections municipales ?” Donc ça n’a aucun sens», a tranchĂ© le dĂ©putĂ© socialiste de Corrèze.
Motions de censure
«Ce n’est pas comme ça qu’il faut procĂ©der (…) Il faut chercher la stabilitĂ©. Et pour trouver la stabilitĂ©, il faut chercher des compromis», a-t-il tancĂ©. L’exĂ©cutif a agitĂ© vendredi la menace d’une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement, faisant savoir qu’il se prĂ©parait Ă des lĂ©gislatives anticipĂ©es en mĂŞme temps que les municipales en mars.
Il rĂ©agissait notamment aux motions de censure promises par le RN et LFI pour protester contre la signature annoncĂ©e du traitĂ© de libre-Ă©change avec le Mercosur sud-amĂ©ricain, malgrĂ© le vote contre de la France. Des motions que François Hollande ne votera pas, les jugeant «inappropriĂ©es»: «parce que la France a votĂ© contre cet accord» comme le lui avait demandĂ© l’AssemblĂ©e nationale et parce que le dĂ©bat va s’engager «au Parlement europĂ©en».
Recours au 49.3
Ă€ l’avant-veille de l’arrivĂ©e du budget de l’État dans l’hĂ©micycle, François Hollande a de nouveau invitĂ© le Premier ministre Ă utiliser l’article 49 alinĂ©a 3 de la Consitution, qui lui permet de faire adopter le texte mais l’expose Ă une censure: «on connaĂ®t les conditions du compromis mais je pense que sur le budget, ça suffit. Ça suffit de laisser passer du temps parce que les Français, lĂ aussi, ils attendent un cadre» pour investir ou consommer, a-t-il plaidĂ©.
Hollande s’est en revanche dit opposĂ© Ă la voie des ordonnances, prĂ©vue par l’article 47 du texte fondamental: «ce n’est pas une bonne procĂ©dure et il vaut mieux aller vers la seule qui convienne aujourd’hui», le 49.3, a-t-il soulignĂ©. «La dĂ©claration qu’il doit faire maintenant, demain, c’est celle d’aller vers une solution pour la fin du mois», a-t-il tranchĂ©.
