LE FIGARO 🔵 Barragiste, dĂ©clin, «pirates» : 5 choses Ă  savoir sur la Grèce, dernier adversaire des Bleus en 2023 – Shango Media
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LE FIGARO 🔵 Barragiste, déclin, «pirates» : 5 choses à savoir sur la Grèce, dernier adversaire des Bleus en 2023

L’Ă©quipe de France va clĂ´turer ses Ă©liminatoires de l’Euro 2024 par un dĂ©placement en Grèce mardi (20h45). Une nation qui court après sa gloire d’antan.

La Grèce déjà reversée en barrages

Aucun enjeu Ă  Athènes ce mardi : la France est dĂ©jĂ  qualifiĂ©e pour l’Euro 2024 et la Grèce sait qu’elle devra passer par les barrages. 3e du groupe B (4 victoires et 3 dĂ©faites), elle ne peut plus rattraper les Pays-Bas. Elle attend dĂ©sormais avec impatience le tirage au sort des barrages jeudi afin de connaĂ®tre son adversaire en demi-finale de la voie C, oĂą figurent aussi la GĂ©orgie, le Kazakhstan et le Luxembourg. Les barrages n’auront lieu qu’en mars 2024.

Un lent dĂ©clin sportif depuis l’Euro 2004

Il y a presque 20 ans, la Grèce Ă©tait sur le toit de l’Europe Ă  la surprise gĂ©nĂ©rale, battant le Portugal en finale de l’Euro 2004 Ă  Lisbonne (1-0). Le dĂ©but d’une ère prometteuse, avec des campagnes honnĂŞtes Ă  l’Euro 2012 (quart de finale) et au Mondial 2014 (8es de finale). Mais depuis, la Grèce n’a plus jouĂ© un seul tournoi majeur. «Il n’y a jamais eu de bonnes infrastructures, et avec la crise Ă©conomique, de nombreux investissements dans le football ont Ă©tĂ© coupĂ©s», regrettait Giorgos Karagounis pour So Foot en juin dernier.

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Joueur le plus capĂ© de l’histoire de la sĂ©lection (139 matches), champion d’Europe en 2004, Karagounis constate que «c’est très difficile de construire, beaucoup plus facile de dĂ©truire». En fĂ©vrier 2022, la Grèce a nommĂ© sĂ©lectionneur l’Uruguayen Gustavo Poyet, ancien entraĂ®neur de Bordeaux (2018). Échouer Ă  sortir des prochains barrages, oĂą son adversaire le plus fort sur le papier sera la GĂ©orgie (76e au classement FIFA), serait un Ă©chec cuisant.

Qui sont ses joueurs vedettes ?

Si la Grèce, 51e nation mondiale, est dans la situation sportive qu’on a dĂ©crit, c’est aussi parce qu’elle ne dispose pas de noms ronflants. S’il fallait dĂ©signer une star, ce serait le latĂ©ral gauche remplaçant de Liverpool, Kostas Tsimikas, aperçu contre Toulouse en Ligue Europa ConfĂ©rence le 9 novembre dernier (victoire du TFC 3-2). Ă‚gĂ© de 27 ans, il a remportĂ© la Coupe d’Angleterre, la Coupe de la Ligue et le Community Shield avec les Reds en 2022.

Kostas Tsimikas avec Liverpool en octobre 2023. David Blunsden / Action Plus / Panoramic

Pour le reste, on peut penser au capitaine de la sĂ©lection, le milieu offensif Anastasios Bakasetas (Basaksehir), au dĂ©fenseur de West Ham Kostas Mavropanos ou Ă  l’avant-centre Vangelis Pavlidis, pas forcĂ©ment titulaire avec la Grèce malgrĂ© ses 13 buts en 11 matches de championnat nĂ©erlandais, Ă  l’AZ Alkmaar.

Pourquoi le surnom de «bateau pirate» ?

On les appelle «Piratiko», soit «le bateau pirate». Rarement utilisĂ©, ce surnom de l’Ă©quipe de Grèce est nĂ© en 2004, après sa victoire lors du match d’ouverture de l’Euro face au Portugal, pays hĂ´te (1-2). Lors de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture, la rĂ©plique d’un grand bateau a Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©e en rĂ©fĂ©rence Ă  l’hĂ©ritage maritime du Portugal.

La victoire surprise de la Grèce a inspirĂ© des journalistes qui ont qualifiĂ© les joueurs de pirates, et l’Ă©quipe de bateau pirate. Un surnom qui serait tombĂ© dans l’oubli si la Grèce n’avait pas passĂ© le premier tour de l’Euro. Mais elle n’a cessĂ© d’Ă©tonner l’Europe jusqu’Ă  retrouver le Portugal en finale, pour une nouvelle victoire contre le cours du jeu.

La Grèce, mauvais souvenir pour la France

Vous n’avez pas fini d’entendre parler de l’Euro 2004 dans cet article. L’Ă©quipe de France de Thuram, Zidane et Henry, sacrĂ©e quatre ans plus tĂ´t, est tombĂ©e de haut face Ă  la Grèce d’Angelos Charisteas, unique buteur de la tĂŞte en quart de finale (0-1). C’est le seul affrontement entre les deux nations hors matches amicaux et Ă©liminatoires, et la seule dĂ©faite des Bleus en 9 matches (7 victoires, un nul).

En juin dernier, la France s’est imposĂ©e au terme d’une prestation poussive (1-0) sur un penalty de Kylian MbappĂ©. Le dĂ©placement Ă  Athènes ce mardi n’a toutefois rien de commun. Les Bleus n’ont plus jouĂ© en Grèce depuis le 2 septembre 1972. C’Ă©tait un match amical au PirĂ©e remportĂ© par la France (1-3) avec des buts d’Henri Michel, HervĂ© Revelli et Jean-Michel LarquĂ©.

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