FRANCE INFO đŸ”” Municipales Ă  Paris : accusĂ©e d’ĂȘtre intervenue pour l’attribution d’un logement social Ă  sa sƓur, Rachida Dati dĂ©ment et s’en prend Ă  son rival socialiste – Shango Media
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FRANCE INFO đŸ”” Municipales Ă  Paris : accusĂ©e d’ĂȘtre intervenue pour l’attribution d’un logement social Ă  sa sƓur, Rachida Dati dĂ©ment et s’en prend Ă  son rival socialiste

La maire LR du 7e arrondissement de Paris est Ă©galement accusĂ©e de multiplier les demandes de HLM en faveur des habitants de son arrondissement, tout en refusant d’en construire sur son territoire.

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FRANCE INFO đŸ”” Municipales Ă  Paris : accusĂ©e d’ĂȘtre intervenue pour l’attribution d’un logement social Ă  sa sƓur, Rachida Dati dĂ©ment et s’en prend Ă  son rival socialiste

Rachida Dati, ministre de la Culture, maire du 7e arrondissement de Paris et candidate Ă  la municipalitĂ©, quitte l’ElysĂ©e le 2 dĂ©cembre 2025. (JULIEN DE ROSA / AFP)

« Les personnes qui, par pur opportunisme politique, me contraignent Ă  exposer la vie privĂ©e de ma sƓur m’inspirent un profond dĂ©goĂ»t. » La ministre de la Culture Rachida Dati est sortie du silence, mardi 2 dĂ©cembre sur X, pour rĂ©pondre aux accusations de plusieurs mĂ©dias et d’Ă©lus parisiens, dont les candidats Ă  la mairie de Paris Emmanuel GrĂ©goire (PS) ou Ian Brossat (PCF). Ces derniers affirment que la maire du 7e arrondissement de Paris est intervenue dans l’attribution d’un logement social au profit d’une de ses sƓurs.

Le 14 octobre, Le Canard EnchaĂźnĂ© a accusĂ© Rachida Dati de s’ĂȘtre « dĂ©menĂ©e, voilĂ  une dizaine d’annĂ©es, pour que l’une de ses sƓurs puisse s’installer dans un immeuble municipal du [15e] arrondissement ». « L’actuelle candidate Ă  la mairie de Paris a pris la plume, il y a quelques annĂ©es, pour demander Ă  [la maire LR du 8e arrondissement de Paris] Jeanne d’Hauteserre de loger un membre de sa famille dans un HLM municipal », Ă©crit Ă©galement l’hebdomadaire satirique, citant « plusieurs Ă©lus LR ». « J’ai bien reçu un courrier de Rachida Dati me demandant si je pouvais faire quelque chose pour l’un des membres de sa famille qui souhaitait un logement social », a ensuite affirmĂ© l’Ă©lue rĂ©cemment Ă©pinglĂ©e pour ses notes de frais, dans un article publiĂ© par Mediapart le 2 dĂ©cembre, ajoutant : « Je lui ai rĂ©pondu en expliquant pourquoi je ne le ferais pas. »

Rachida Dati a confirmĂ© qu’une de ses sƓurs bĂ©nĂ©ficie bien d’un logement social mais conteste toute intervention, et a assurĂ© que son attribution provenait de son employeur, Veolia. Le maire (LR) du 15e arrondissement, Philippe Goujon, a donnĂ© plus de dĂ©tails en conseil d’arrondissement le 10 novembre : « Il s’agit d’une demande de logement qui a Ă©tĂ© effectuĂ©e de façon rĂ©glementaire par des sƓurs de Mme Dati sans que celle-ci n’intervienne auprĂšs de moi, [pour] une personne qui habitait le 15e (…), qui a quand mĂȘme quatre enfants, qui Ă©tait expulsĂ©e de son logement de fonction et qui en plus Ă©tait victime de violences conjugales. » « La commission d’attribution (…) a jugĂ© utile d’attribuer un logement Ă  cette personne qui rĂ©unissait des critĂšres de priorité », affirme le maire d’arrondissement.

Le 19 novembre, Ă  l’initiative du conseiller communiste et ex-adjoint au logement Ian Brossat, le conseil de Paris a profitĂ© de la polĂ©mique pour adopter un vƓu censĂ© interdire aux Ă©lus d’intervenir sur les demandes de logements sociaux « d’un membre de sa famille jusqu’au troisiĂšme degré ». Rachida Dati a tentĂ© d’empĂȘcher l’inscription Ă  l’ordre du jour de ce vƓu, « de pure circonstance » et « gravement accusatoire » selon elle, mais elle a Ă©tĂ© dĂ©boutĂ©e par le tribunal administratif de Paris.

« La droite de Dati n’aime pas le logement social (…) sauf lorsqu’il s’agit de loger sa propre famille », a Ă©crit sur X le candidat socialiste Ă  la mairie de Paris Emmanuel GrĂ©goire. Rachida Dati s’en est Ă©mu sur X le mĂȘme jour, se disant « extrĂȘmement choquĂ©e des propos d’Emmanuel GrĂ©goire Ă  l’encontre de [sa] sƓur ». La ministre de la Culture affirme que, comme elle, sa sƓur a subi un mariage forcĂ©, et qu’elle « s’est retrouvĂ©e quelques annĂ©es plus tard, en grande souffrance, seule avec ses cinq enfants Ă  charge dans un contexte de violences ». « Elle a alors cherchĂ© Ă  protĂ©ger ses enfants et a fait valoir ses droits, comme n’importe quelle citoyenne est autorisĂ©e Ă  le faire, sans aucune intervention de ma part », ajoute la ministre de la Culture, qui souligne qu’« aucun courrier ni message n’a jamais Ă©tĂ© produit » par ses critiques.

« Je ne remettrai jamais en cause le droit d’une personne Ă  bĂ©nĂ©ficier d’un logement social », mais « je dĂ©noncerai toujours l’hypocrisie des imposteurs de la droite parisienne qui s’opposent sans cesse Ă  ce que tout le monde en bĂ©nĂ©ficie de maniĂšre Ă©gale », a ensuite prĂ©cisĂ© Emmanuel GrĂ©goire sur X. Le candidat socialiste Ă  la mairie de Paris rappelle que le 7e arrondissement de Paris, dont Rachida Dati est maire, compte moins de 3% de logements sociaux, ce qui en fait le plus pauvre en HLM de la capitale selon les chiffres de l’Atelier parisien d’urbanisme.

La rĂ©ponse de Rachida Dati n’aborde pas une partie des critiques, qui l’accusent de multiplier les demandes de HLM pour ses administrĂ©s auprĂšs d’autres maires d’arrondissement, alors qu’elle s’oppose rĂ©guliĂšrement aux constructions de nouveaux logements sociaux. « Elle est l’élue Ă  Paris qui envoie le plus de courriers de soutien », affirme auprĂšs du Monde Jacques Baudrier, adjoint (PCF) chargĂ© du logement auprĂšs de la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo. « C’est tout Ă  fait lĂ©gal. Mais, dans le mĂȘme temps, le groupe de Mme Dati s’oppose quasi systĂ©matiquement Ă  tous les projets de production de logement social Ă  Paris », affirme Jacques Baudrier, qui y voit « un problĂšme de cohĂ©rence ».

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