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FRANCE INFO 🔵 « Je suis propre, j’ai été perquisitionné » : Sébastien Delogu, candidat LFI à la mairie de Marseille, dément tout lien avec le narcotrafic

Cité dans une enquête en lien avec le trafic de drogue en pleine campagne des élections municipales, le candidat LFI à la mairie de Marseille, Sébastien Delogu dénonce des attaques de ses adversaires pour le calomnier, dans un entretien exclusif Ici-France 3 Provence-Alpes.

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A un peu plus d’un mois du premier tour des élections municipales, le candidat de la France insoumise à la mairie de Marseille, Sébastien Delogu s’explique ce jeudi 5 février dans un entretien à France 3 Provence-Alpes, au lendemain des révélations du Canard enchaîné sur une enquête concernant des échanges avec un narcotrafiquant.

Selon le journal satirique, le nom du député marseillais apparaît dans une enquête ouverte en janvier au parquet d’Aix-en-Provence. L’élu est mis en cause par un individu arrêté par les gendarmes lors d’une descente sur un point de deal. Selon le Canard, « ils échangent très régulièrement, et évoquent à plusieurs reprises la livraison de ‘colis' ».

L’intéressé et son entourage dénoncent « une manÅ“uvre électorale ». « C’est le contre-feu qu’est en train d’utiliser le parti socialiste parce qu’ils ont aujourd’hui ciblés par une enquête de Blast, qui met en lumière ce qui ne vas pas à la Ville de Marseille », réagit Sébastien Delogu sur notre antenne.

« C’est ignoble, ce qu’il se dit et ce qu’il se fait autour ma personne, c’est un contre-feu parce que je suis en train, depuis plusieurs semaines, de parler par exemple de l’opération Trident, qui a fait en sorte que de la drogue soit commandée de la Colombie vers Marseille, et que la drogue aurait disparu, que l’argent aurait été caché dans les commissariats, et que personne ne se soit inquiété », estime Sébastien Delogu. C’est lui, dit-il qui a « mis le doigt dessus, le ministre l’a reconnu, une enquête est en cours et je suis content de dénoncer cela ».

« On m’attaque », estime-t-il.

Il y a toujours un système politique et médiatique qui essaie toujours de me salir. Je vous le dis droit dans les yeux, je n’ai rien à me reprocher.

Sébastien Delogu, député insoumis, candidat à la mairie de Marseille

France 3 Provence-Alpes

« Ils inventeront, ils vont calomnier, me diffamer, mentir, toujours sur ma personne, mais pourquoi ils font ça ? Parce que je leur fais peur ! ».

« Et ils ont raison d’avoir peur, parce que notre programme politique va amener à ce qu’on dégage définitivement ce système corrompu qui organise la précarité dans notre ville et dans notre pays. Et ce système corrompu il a raison d’avoir peur ».

Et quand on l’interroge sur un lien avec la DZ Mafia; il balaie la question d’un revers de main : « franchement, faites-moi rire ».

« Si j’avais un lien, avec quiconque, si j’avais soi-disant reçu des colis chez moi, à mon domicile, si j’avais échangé avec des narcotrafiquants, vous ne pensez pas que je serai aux Baumettes actuellement, vous rigolez ou quoi?, ils sont venus me perquisitionner à mon domicile parce que j’ai dit qu’il y avait des problèmes avec un détournement de fonds publics, de la triche à la sécurité sociale, à l’URSSAF, ils sont venus chez moi et ils m’ont dit :vous avez de la drogue, des armes, votre IPTV, etc’. qu’est-ce qu’ils ont trouvé chez moi? Ils n’ont rien trouvé », se défend l’élu LFI.

« Avec les moyens qui ont été mis sur la lutte contre le narcotrafic, et ils ont eu raison de mettre ces moyens-là, s’ils avaient vu mon nom, il y a longtemps que je serais derrière les barreaux », tranche-t-il, ajoutant « moi, je suis propre ».

En mai dernier, le domicile et la permanence du député ont été perquisitionnés dans le cadre d’une enquête pour « recel de biens provenant de vol », « divulgation d’informations personnelles permettant d’identifier ou localiser une personne et exposant un risque direct d’atteinte à la personne » et « atteinte au secret des correspondances ».

Le 9 juin prochain, Sébastien Delogu répondra de ces chefs devant le tribunal correctionnel de Marseille pour avoir diffusé sur ses réseaux sociaux des documents privés d’un chef d’entreprise en 2024.

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