FRANCE INFO 🔵 Des vĂ©hicules de polices incendiĂ©s devant le commissariat du 3ᵉ arrondissement de Marseille – Shango Media
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FRANCE INFO 🔵 Des véhicules de polices incendiés devant le commissariat du 3ᵉ arrondissement de Marseille

Dans la nuit du 3 au 4 avril, le commissariat de police du troisième arrondissement de Marseille a Ă©tĂ© victime de dĂ©gradations volontaires sur les vĂ©hicules stationnĂ©s en face du bâtiment. Selon une source policière, il s’agit de reprĂ©sailles Ă  la suite des interpellations de l’opĂ©ration place nette XXL.

Dans la nuit du 3 au 4 avril, vers 2 heures du matin, huit individus se sont rendus devant le commissariat de police du 3ᵉ arrondissement, a appris France 3 Provence-Alpes auprès de plusieurs sources policières. Au moyen de cocktail Molotov, ils ont incendié deux véhicules de police stationnés devant le commissariat. Ils ont été entièrement calcinés, tandis qu’un troisième véhicule a été visé sans que la bombe incendiaire n’explose.

D’après Rudy Manna, porte-parole national Alliance police, la brigade spĂ©cialisĂ©e de terrain (BST – unitĂ©s territoriales de quartier), a Ă©tĂ© la cible de menaces pendant les opĂ©rations places nettes XXL. Selon lui, il s’agit de reprĂ©sailles Ă  la suite d’interpellations liĂ©es au trafic de stupĂ©fiants, la BST ayant Ă©tĂ© menacĂ©e de vengeance sur le terrain durant les opĂ©rations. 

« La venue d’Emmanuel Macron et les opérations places nettes, même si on a l’impression que ces opérations ne rendent rien, ça les rend dingues. Car ils ne peuvent plus vendre, les clients viennent moins donc on n’est pas surpris qu’il y ait des représailles« , explique Rudy Manna. Un procès-verbal de constatation a été effectué et cela fait office de plainte.

Cette brigade est spĂ©cialisĂ©e dans le trafic de stupĂ©fiants depuis quatre ans environs.  

Les faits s’inscrivent dans un contexte particulièrement tendu pour les policiers. Dans une interview accordĂ©e Ă  France 3 Provence-Alpes, Bruno Bartocetti, secrĂ©taire national du syndicat UnitĂ© SGP-Police, chargĂ© de la Zone sud, confie qu’entre le manque de moyens, l’opĂ©ration place nette pour la lutte contre le trafic de drogue, et l’arrivĂ©e des JO et la relève du plan Vigipirate au niveau « urgence attentat », les conditions de travail sont rudes. « L’opĂ©ration Place nette vient s’ajouter Ă  notre quotidien, aux violences intrafamiliales, aux rodĂ©os urbains, aux alertes Ă  la bombe, aux risques d’attentat… Tout devient une prioritĂ©, alors comment peut-on travailler autrement que sous pression ?« , confiait-il.

Dans cette mĂŞme interview, il avouait ĂŞtre « frustré » face au mĂ©pris des caĂŻds de la drogue, mais avoir la volontĂ© « de ne pas vouloir lâcher ». « 80 % des Français soutiennent leur police, malgrĂ© ce que peuvent dire les narcotrafiquants qui se fichent de nous, ou les voyous qui roulent avec des voitures Ă  100 000 euros et se sentent impunis. »

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