FRANCE INFO 🔵 Des athlètes paralympiques se mobilisent à l’aéroport Charles-de-Gaulle pour « chercher des sponsors » – Shango Media
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FRANCE INFO 🔵 Des athlètes paralympiques se mobilisent à l’aéroport Charles-de-Gaulle pour « chercher des sponsors »

Depuis la fin des Jeux de Paris 2024, de nombreux athlètes paralympiques peinent à conserver et à trouver des sponsors pour les accompagner dans leur projet de haut niveau en vue des Jeux de Los Angeles en 2028.

France Télévisions – Rédaction Sport


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FRANCE INFO 🔵 Des athlètes paralympiques se mobilisent à l’aéroport Charles-de-Gaulle pour « chercher des sponsors »

Manon Apithy-Brunet, championne olympique de sabre à Paris 2024, participe à la semaine olympique et paralympique, à l’école primaire Ampère, à Saint-Germain-en-Laye (Ile-de-France), 28 mars 2025. (MILLEREAU PHILIPPE / AFP)

Faire entendre leurs voix et leurs difficultés de vivre de leur sport. Une délégation d’athlètes paralympiques s’est mobilisée, mercredi 3 décembre, à l’aéroport Paris-Charles De Gaulle, pancartes « Cherche sponsor » à la main, pour sensibiliser les voyageurs à leur difficulté de trouver des financements depuis la fin des Jeux de Paris. Réunis en début de matinée devant les portes d’arrivée du Terminal 1 de l’aéroport parisien, huit athlètes olympiques et paralympiques ont cherché à attirer les regards autour d’une problématique.

« On existe hors des Jeux et c’est une petite piqûre de rappel pour dire que tout le monde n’a pas les moyens de faire du sport de haut niveau convenablement », explique à l’AFP Elea Charvet, multiple médaillée de paracanoë. « Si on veut être meilleur, il faut avoir les ressources nécessaires », ajoute-t-elle. L’opération nommée « Cherche sponsor », phrase inscrite en français et en anglais sur des pancartes de bienvenue, s’est tenue à l’occasion de la journée internationale des personnes en situation de handicap.

« C’est une manière de donner un coup de pouce, on ne donne de leçons à personne, chacun fait comme il peut. Mais ils ont besoin de nous dès maintenant », indique Bertrand Sirven, directeur de la communication du groupe ADP (Aéroports de Paris), qui soutient quatre athlètes paralympiques et a organisé l’événement aux côtés de l’association Insep Alumni.

Marc Davidovici, président délégué du Club Insep Alumni, dont le rôle est également d’accompagner les athlètes dans ce domaine, soulève un « après-Jeux difficile. Il y a une petite crise économique qui fait qu’on a plus de mal à trouver des partenaires, et les parasportifs n’étaient de toute façon pas les plus aidés dans le milieu sportif ». « Depuis le mois de mars, je suis très active [dans sa recherche] et c’est très compliqué », constate Marjorie Boigeol, badiste, dont le projet est de participer aux Jeux paralympiques de Los Angeles. 

Championne d’Europe en double dames, elle explique avoir « beaucoup de retours, où on me dit ‘pas tout de suite’. On a l’impression que tout est gelé et la conjoncture économique et politique fait qu’on est en difficulté. Les entreprises n’ont pas les moyens d’oser se lancer dans des soutiens car elles-mêmes ne savent pas où elles vont. Donc on est dans l’attente ». Et « nous, nous n’avons pas le temps », appuie le judoka Helios Latchoumanaya, vice-champion paralympique des moins de 90 kg. « Ce n’est pas six mois avant les Jeux qu’on pourra se dire ‘j’ai un sponsor, je vais pouvoir me préparer' ».

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