FRANCE INFO 🔵 Attaque mortelle d’un fourgon pĂ©nitentiaire dans l’Eure : le mĂ©tier d’agent pĂ©nitentiaire « était pire qu’une vocation » pour Arnaud, tĂ©moigne le père d’une des victimes – Shango Media
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FRANCE INFO 🔵 Attaque mortelle d’un fourgon pĂ©nitentiaire dans l’Eure : le mĂ©tier d’agent pĂ©nitentiaire « était pire qu’une vocation » pour Arnaud, tĂ©moigne le père d’une des victimes

Dominique Garcia confie encore que son fils avait exprimé son appréhension, la veille du transfert.

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Des agents pénitentiaires se rassemblent et bloquent l'entrée du centre pénitentiaire de Paris-La Sante, à Paris après l'attaque mortelle d'un fourgon pénitentiaire mardi 14 mai dans l'Eure. (SERGE TENANI / HANS LUCAS)

« C’Ă©tait pire qu’une vocation, il Ă©tait Ă  fond », a tĂ©moignĂ© mercredi 15 mai au micro de France Bleu Normandie Dominique Garcia, le père d’Arnaud Garcia, l’agent pĂ©nitentiaire mort mardi Ă  35 ans dans l’attaque du fourgon pĂ©nitentiaire dans l’Eure. L’Ă©pouse d’Arnaud Garcia est enceinte de cinq mois. Le couple vivait Ă  Blangy-le-Château, petite commune entre Lisieux et Pont-l’ÉvĂŞque, dans le Calvados.

« Je suis très fier de lui », confie Dominique Garcia. « Il a voulu rentrer dans l’Ă©quipe d’intervention des extractions judiciaires, ce que je faisais avant mais dans la gendarmerie, et ça lui plaisait. » Il se souvient que quand son fils « a su qu’il avait rĂ©ussi le concours et qu’il s’est avĂ©rĂ© que son Ă©pouse Ă©tait enceinte, il s’est dit ‘impeccable’, il pourrait s’occuper de l’enfant qu’il attendait depuis huit ans ».

Dominique Garcia, qui a passĂ© 39 ans dans la gendarmerie Ă©voque les « extractions, les pĂ©riodes en milieu pĂ©nitentiaire » dont lui parlait son fils. « Il se plaisait. Il avait rencontrĂ© des très bons collègues avec qui il s’entendait très bien. Donc il Ă©tait heureux de vivre. » Arnaud Garcia « avait la chance d’avoir une femme agrĂ©able, de crĂ©er une famille ». « Il habitait Ă  cĂ´tĂ© de chez nous. C’est notre fils unique, donc je l’ai mis dans une bulle toute sa vie. Et la bulle a explosé », dit-il avec Ă©motion.

Dominique Garcia avait « perdu une fille » avant Arnaud. « C’Ă©tait mon fils unique. On a consacrĂ© toute notre vie. Ma carrière de gendarme s’est faite par rapport Ă  lui, pour les mutations. » Après l’attaque de mardi, c’est « un coup d’arrĂŞt assĂ©nĂ© par des malfrats » qu’il ressent. Il avoue ĂŞtre « sous le coup de la colère ». Arnaud Garcia « ne verra pas son bĂ©bĂ©. On ne saura que dans dix jours si c’est un garçon ou une fille », prĂ©cise son père. Je tâcherai de l’Ă©lever avec sa maman bien sĂ»r, comme on a fait pour notre fils. Mais, j’ai un dĂ©chirement qui fait très mal ».

La belle-fille de Dominique Garcia est « dĂ©vastĂ©e », dit encore l’ancien gendarme. « J’ai dĂ» l’emmener chez le mĂ©decin, parce qu’elle est enceinte et elle refuse de manger, elle n’a pas faim. Je m’occupe de tout, je lui ai dit « T’inquiète pas, on est Ă  deux ». Il assure avoir « canalisé » les mĂ©dias « pour Ă©viter qu’elle soit perturbĂ©e. On attend les cĂ©rĂ©monies, l’inhumation, et après on verra ».

Dominique Garcia confie encore que son fils avait exprimĂ© son apprĂ©hension, la veille du transfert. « Il avait dit Ă  ma belle-fille la veille de partir et le matin mĂŞme, ‘Je la sens pas cette journĂ©e, je la sens pas.' »

Ă€ prĂ©sent, Dominique Garcia espère que la justice fera rapidement son travail. « Je fais confiance Ă  la police, la gendarmerie pour les interpellations, Ă  la justice pour les mises en examen. » Il souhaite « que les auteurs soient arrĂŞtĂ©s, identifiĂ©s, en dĂ©tention et après la justice fera le reste », conclut le père d’Arnaud Garcia.

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