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20 MINUTES 🔵 Marineland « étudie plusieurs possibilités de relocalisation » pour ses orques

Pour OneVoice, c’est sĂ»r, « Marineland compte envoyer ses orques dans un delphinarium au Japon Â» lors de sa prochaine fermeture annuelle. Après avoir « exploitĂ© Inouk, Moana, Wikie et Keijo toute leur vie Â», le parc les transfĂ©reraient vers le pays du soleil levant « fin 2023 ou dĂ©but 2024 Â», assure l’association dans un communiquĂ©. ContactĂ©e par 20 Minutes, la direction antiboise « ne confirme rien Â» et « n’infirme rien Â». Elle reconnaĂ®t par contre « Ă©tudier plusieurs possibilitĂ©s de relocalisation Â».

Elle pourrait de toute façon y ĂŞtre bientĂ´t obligĂ©e. La loi du 30 novembre 2021 « visant Ă  lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes Â» interdira d’ici quelques annĂ©es la captivitĂ© des cĂ©tacĂ©s, sauf dans certains cas bien prĂ©cis incluant des programmes scientifiques. Marineland Ă©tudie donc « les meilleures options qui permettraient d’assurer leur bien-ĂŞtre et leur santĂ© sur le long terme Â».

Un protocole pour les placer en sanctuaire

Pour One Voice, un autre parc, au Japon, ne serait Ă©videmment pas la solution. L’ONG demande « l’abandon de ce projet cynique et le placement des quatre orques dans un sanctuaire oĂą elles pourront enfin connaĂ®tre autre chose que la captivitĂ© Â».

Elle assure mĂŞme avoir « mis au point un protocole Â», en partenariat avec le Whale sanctuary project amĂ©ricain, pour les prĂ©parer Ă  cette nouvelle vie. « En six mois, les orques du Marineland pourraient retrouver leur masse musculaire perdue Ă  force d’inactivitĂ© et apprendre Ă  manger Ă  volontĂ©, sans qu’on leur demande d’amuser la galerie pour avoir droit Ă  de la nourriture Â», assure One Voice.

« Qui va payer ? Â»

En 2020 l’ancienne ministre de la Transition Ă©cologique Barbara Pompili avait elle-mĂŞme Ă©voquĂ© la piste de ces « sanctuaires Â». « Qui va payer ? Â», avait alors rĂ©agi Pascal Picot, le directeur gĂ©nĂ©ral de Marineland. Pour le moment, il n’a pas obtenu de rĂ©ponse et One Voice craint que « l’État abandonne les orques Â».

« C’est donc comme ça que le gouvernement compte tenir sa promesse de mettre fin Ă  leur captivitĂ© d’ici Ă  2030 ? En laissant les parcs français se dĂ©barrasser d’elles Ă  l’étranger, oĂą elles continueront Ă  ĂŞtre exploitĂ©es jusqu’à leur dernier souffle, plutĂ´t qu’en cherchant Ă  les placer dans des sanctuaires comme il s’y Ă©tait engagĂ© ? Â», s’interroge-t-elle. La loi prĂ©voit que l’interdiction de dĂ©tenir des cĂ©tacĂ©s entre en vigueur fin 2026.

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