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FOOT MERCATO 🔵 Everton Santos, l’une des pires recrues de l’histoire du PSG, vide son sac

FOOT MERCATO 🔵 Everton Santos, l’une des pires recrues de l’histoire du PSG, vide son sac

Les supporters du Paris Saint-Germain n’ont pas connu que le faste de l’ère QSI. Avant l’arrivée des Qataris, le club de la capitale se battait davantage pour une place dans le ventre mou de la Ligue 1, voire pour son maintien, et ne dépensait pas des fortunes sur le marché des transferts. Durant cette période sombre de l’histoire du club, certains fans parisiens se rappellent d’ailleurs sans doute de ce mercato hivernal 2008. À cette époque, le PSG était classé 12e du championnat après un match nul à Lille le 26 janvier 2008 (0-0). Cinq jours plus tard, le club de la capitale annonçait deux recrues surprises : Everton Santos et Williamis Souza.

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Les deux Brésiliens étaient totalement inconnus en Europe et débarquaient respectivement en provenance du Corinthians et de São Paulo. Avec les Rouge et Bleu, Souza disputa 17 matches durant la deuxième partie de la saison (3 passes décisives) avant d’être prêté au Gremio à l’été 2008. La formation basée à Porto Alegre le recruta définitivement un an plus tard. Le natif de Maceio n’a pas marqué les esprits à Paris, mais il n’a pas vécu le même calvaire que Santos. À peine arrivé en Hexagone, Everton avait suscité un certain engouement en déclarant : «j’ai le même style de jeu que Robinho. Au Brésil, on me compare à lui». Malheureusement pour lui, cette sortie médiatique a été le point de départ de ses ennuis.

Jean-Claude Robignaud

« Lui et Souza Ă©taient arrivĂ©s en costard pour se prĂ©senter au Camp des loges. Quand on les a vus, sapĂ©s comme ça, on s’est dit : « wouah ! Le mec il se prend pour Robinho ». Après le premier entraĂ®nement, on s’est dit : « merde, on ne doit pas parler du mĂŞme Robinho » Â», avait dĂ©clarĂ© l’ancien dĂ©fenseur parisien Sylvain Armand en 2013 au JDD. MoquĂ©, Everton Santos Ă©tait alors renommĂ© Jean-Claude Robignaud. Ça ne s’est pas arrangĂ© par la suite puisque le joueur n’a disputĂ© que 3 matches (106 minutes) sous les couleurs parisiennes avant d’être prĂŞtĂ© successivement Ă  Fluminense (BrĂ©sil), Ă  l’Albirex Nigata (Japon), Goias (BrĂ©sil), Ponte Preta (BrĂ©sil), Seongnam (CorĂ©e du Sud), avant de quitter le PSG libre de tout contrat en 2011.

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Une énorme erreur de casting qu’avait reconnu Alain Roche, qui gérait le recrutement du PSG à l’époque. « Le problème, c’est qu’il y en a un qui s’appelait Everton et qui disait qu’il avait des similitudes avec Robinho. C’est lui-même qui s’est comparé avec Robinho. On savait qu’on prenait des joueurs moyens. C’était dans la panique totale que la décision a été prise. Je pense que tout le monde la regrette », déclarait l’actuel consultant de Canal+ sur le plateau du Canal Football Club en 2017. Ce jeudi, Everton Santos est sorti du silence dans les colonnes du Parisien et a accepté de revenir sur son passage express, mais compliqué à Paris. Après avoir confié que son transfert s’était bouclé dans la précipitation et qu’il avait dû filer en France sans avoir dit au revoir aux siens, le Brésilien âgé aujourd’hui de 39 ans pensait pouvoir réussir en L1… avant sa fameuse déclaration sur Robinho.

« On voit des cas comme Gabriel Moscardo au PSG, Endrick au Real Madrid »

« C’était une énorme erreur. (…) Je voulais simplement dire que j’étais un joueur léger, rapide, avec des caractéristiques similaires en termes de style et pas en termes de niveau car Robinho était déjà un phénomène. Mais cela a été amplifié, c’est devenu quelque chose de négatif, et j’en ai payé le prix », a-t-il indiqué, avant d’ajouter que les joueurs parisiens ne l’ont pas forcément aidé non plus. « À l’époque, j’avais peu d’expérience et je ne parlais pas la langue. (…) Aujourd’hui, avec le recul, je peux l’affirmer : il y avait des joueurs méfiants, qui ne se donnaient pas la peine d’aider. J’avais l’impression que j’arrivais pour « prendre la place » de quelqu’un, et cela créait une certaine atmosphère ». S’il a quand même pu compter sur Pedro Miguel Pauleta, Mario Yepes, Ceara et Zoumana Camara pour tenter de s’adapter à son nouvel environnement, Everton Santos pense que le PSG a également mal géré son cas. Le natif de São José dos Campos a même pris l’exemple d’une recrue récente du club de la capitale pour expliquer le calvaire qu’il a vécu.

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« J’ai ma part de responsabilitĂ© : j’aurais pu agir diffĂ©remment, emmener ma famille, ĂŞtre plus ferme, faire preuve de plus de courage. Mais mon manque d’expĂ©rience a pesĂ© lourd. J’étais un garçon de 21 ans qui ne se sentait pas accueilli. J’ai entendu des conversations, j’ai vu des regards. Cela m’a affectĂ©. (…) Je pense que je n’ai mĂŞme pas eu de première chance. (…) Mais un club qui recrute un joueur de 21 ans doit ĂŞtre plus prudent. Une partie de mon Ă©chec est Ă©galement imputable au club et Ă  ceux qui y travaillaient. Il y a eu un manque de tact, d’empathie, de soutien. Et cela continue de se produire. On voit des cas comme Gabriel Moscardo au PSG, Vitor Roque Ă  Barcelone, Endrick au Real Madrid… Â», a-t-il conclu en avouant quand mĂŞme qu’il aurait refait le mĂŞme choix s’il en avait eu l’opportunitĂ©.

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