EURONEWS 🔵 L’Iran et les États-Unis tiendront des pourparlers sur le nuclĂ©aire vendredi Ă Oman

Par Euronews
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L’Iran et les États-Unis tiendront vendredi des pourparlers sur le nuclĂ©aire Ă Oman, a dĂ©clarĂ© mercredi soir le ministre iranien des Affaires Ă©trangères Abbas Araghchi, alors que les tensions entre les deux pays restent vives après la rĂ©pression sanglante par TĂ©hĂ©ran des manifestations nationales le mois dernier.
L’annonce faite mercredi par Abbas Araghchi est intervenue après plusieurs heures d’indications selon lesquelles les pourparlers attendus Ă©taient en train de tomber Ă l’eau et après que certains mĂ©dias ont rapportĂ© qu’ils avaient Ă©tĂ© annulĂ©s en raison de changements dans leur format et leur contenu.
Les pourparlers devaient initialement se tenir en Turquie, pays voisin de l’Iran, qui s’Ă©tait efforcĂ© de rĂ©unir les États-Unis et l’Iran autour de la table des nĂ©gociations au cours de la semaine dernière.
« Je suis reconnaissant Ă nos frères omanais d’avoir pris toutes les dispositions nĂ©cessaires », a Ă©crit le ministre iranien des Affaires Ă©trangères mercredi soir sur X.
Cette avancĂ©e apparente dans les nĂ©gociations fait suite au dernier incident en date ressemblant Ă un conflit militaire entre les deux parties, après qu’un avion de chasse de la marine amĂ©ricaine a abattu mardi un drone iranien qui s’approchait d’un porte-avions amĂ©ricain.
Des vedettes rapides iraniennes appartenant Ă la Garde rĂ©volutionnaire paramilitaire ont Ă©galement tentĂ© d’arrĂŞter un navire battant pavillon amĂ©ricain dans le dĂ©troit d’Ormuz, l’Ă©troite embouchure du golfe Persique, a dĂ©clarĂ© la marine amĂ©ricaine.
L’Iran, dont les chefs militaires ont visitĂ© mercredi une base de missiles afin de souligner son Ă©tat de prĂ©paration après une guerre de 12 jours avec IsraĂ«l en juin qui a dĂ©vastĂ© ses dĂ©fenses aĂ©riennes, n’a pas immĂ©diatement reconnu l’incident de mardi, qui a mis Ă rude Ă©preuve, mais n’a apparemment pas compromis les espoirs de pourparlers avec les États-Unis.
Selon plusieurs mĂ©dias citant un responsable anonyme de la Maison-Blanche, l’administration Trump a confirmĂ© que les États-Unis participeraient Ă des nĂ©gociations de haut niveau avec l’Iran Ă Oman plutĂ´t qu’en Turquie comme prĂ©vu initialement.
Plusieurs dirigeants arabes et musulmans auraient exhorté mercredi le gouvernement américain à ne pas se retirer des négociations, alors même que les responsables iraniens faisaient pression pour réduire la portée des discussions et changer le lieu des négociations.
Le responsable a ajoutĂ© que la Maison Blanche restait « très sceptique » quant Ă l’issue positive des pourparlers, mais qu’elle avait acceptĂ© de suivre le changement de programme par respect pour ses alliĂ©s dans la rĂ©gion.
Rubio espère que les négociations iront au-delà du nucléaire
Les tensions entre les deux pays se sont accrues après que le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump a suggĂ©rĂ© que Washington pourrait recourir Ă la force contre TĂ©hĂ©ran en rĂ©ponse Ă la rĂ©pression meurtrière menĂ©e par l’Iran contre les manifestants. Trump fait pression sur TĂ©hĂ©ran pour qu’il conclue un accord visant Ă limiter son programme nuclĂ©aire.
Selon le secrĂ©taire d’État amĂ©ricain Marco Rubio, les États-Unis espĂ©raient aborder plusieurs questions au-delĂ du nuclĂ©aire, notamment les missiles balistiques iraniens, le soutien aux rĂ©seaux de mandataires dans la rĂ©gion et le « traitement de leur propre peuple ».
« Les dirigeants iraniens au niveau clérical ne reflètent pas le peuple iranien. Je ne connais aucun autre pays où il existe une plus grande différence entre les personnes qui dirigent le pays et celles qui y vivent « , a-t-il déclaré aux journalistes.
Les premiers signes clairs indiquant que Téhéran souhaite tenter de négocier sont apparus mardi, lorsque le président réformiste iranien Masoud Pezeshkian a déclaré avoir donné instruction au ministre des Affaires étrangères de « mener des négociations justes et équitables » avec les États-Unis.
Les analystes estiment que la dĂ©claration de Pezeshkian indique que cette initiative est soutenue par le guide suprĂŞme, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a le dernier mot sur toutes les questions d’État et qui avait auparavant rejetĂ© toute nĂ©gociation.
TĂ©hĂ©ran a longtemps insistĂ© sur le caractère pacifique de son programme nuclĂ©aire ; cependant, certains de ses hauts responsables ont, ces dernières annĂ©es, multipliĂ© les menaces de se doter de l’arme atomique.
