CAPITAL 🔵 Tarifs des mĂ©decins : les nĂ©gociations tournent au fiasco, pas de hausse en vue – Shango Media
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CAPITAL 🔵 Tarifs des médecins : les négociations tournent au fiasco, pas de hausse en vue


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En grogne face à la quasi-non revalorisation des tarifs des hôpitaux privés, les médecins libéraux spécialistes soutiennent les cliniques et suspendent les négociations tarifaires avec l’Assurance maladie, qui devaient bientôt se conclure.


© Illustration Capital / Freepik

– La grogne monte chez les mĂ©decins spĂ©cialistes qui dĂ©cident de suspendre les nĂ©gociations tarifaires avec l’Assurance maladie

C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Alors que les négociations tarifaires avec l’Assurance maladie étaient mal engagées ces dernières semaines, plusieurs syndicats représentatifs des médecins spécialistes ont décidé de suspendre, cette nuit, la séance programmée ce jeudi 4 avril dans la matinée. En cause : la quasi-non revalorisation des tarifs des cliniques qui annoncent une grève le 3 juin. Alors que les hôpitaux publics bénéficieront de 4,3% d’augmentation en 2024, les établissements privés lucratifs se contenteront, en effet, d’une mini-hausse de 0,3%.

Mais quel est le lien avec les nĂ©gociations conventionnelles des mĂ©decins libĂ©raux avec l’Assurance maladie, qui avaient pourtant bien dĂ©marrĂ© il y a 5 mois ? «La clinique, c’est notre outil de travail. On y envoie nos patients. Les chirurgiens, comme les cardiologues, y travaillent tous les jours», grogne Patrick Gasser, coprĂ©sident d’Avenir SpĂ©-Le Bloc, syndicat majoritaire chez les spĂ©cialistes. Les mĂ©decins qui exercent dans les hĂ´pitaux privĂ©s ne sont, en effet, pas salariĂ©s de ces Ă©tablissements. Ils pratiquent leur art en libĂ©ral et disposent de leur propre cabinet Ă  l’extĂ©rieur des murs de la clinique.

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«Frédéric Valletoux est bien le ministre de l’hôpital public»

L’Union française pour une médecine libre (UFML), présidée par le médecin généraliste Jérôme Marty, a aussi annoncé, par communiqué, ne pas se rendre à la table des négociations ce jeudi matin. «La campagne tarifaire du secteur hospitalier décidée unilatéralement par le ministère de la Santé vient saboter les négociations conventionnelles et déchirer avec violence le fragile tissu de confiance nécessaire aux discussions», peut-on lire.

Conséquence, la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) a indiqué, sur X (anciennement Twitter) que son directeur général, Thomas Fatôme, «se voit contraint de reporter cette séance et déplore le retard pris dans l’aboutissement des négociations conventionnelles avec les médecins libéraux». «On a la preuve, s’il en fallait encore une, que Frédéric Valletoux est bien le ministre de l’hôpital public», tonne Patrick Gasser. Le coprésident d’Avenir-Spé Le Bloc doit rencontrer ce jeudi 4 avril celui qui seconde Catherine Vautrin au sein d’un grand ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités, et qui a présidé pendant dix ans la Fédération hospitalière de France (FHF).

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Les 30 euros chez le généraliste sont loin d’être gagnés

A ce stade, l’Assurance maladie n’a pas communiqué de nouvelle date pour reprendre les négociations conventionnelles avec les syndicats des médecins libéraux. La suspension de la séance prévue initialement ce jeudi matin n’augure cependant pas une issue favorable. Les médecins spécialistes ne sont en effet pas satisfaits des propositions faites par Thomas Fatôme et Marguerite Cazeneuve, numéro 2 de la Cnam, en matière de revalorisations de leurs tarifs servant de base de remboursement. Et la presque non-augmentation des tarifs des cliniques est vécue comme «une attaque en règle contre la médecine libérale spécialisée», affirme Patrick Gasser.

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La Cnam était néanmoins prête à soutenir une partie des spécialistes situés en bas de l’échelle des revenus des médecins. Notamment en revalorisant les tarifs de base des pédiatres, des psychiatres, des gynécologues et des gériatres, et, dans une moindre mesure, certaines consultations spécifiques des endocrinologues et dermatologues. L’Assurance maladie avait aussi cédé sur la revalorisation, à hauteur de 30 euros, de la consultation de base des médecins généralistes.

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Si les dĂ©s ne sont pas encore jetĂ©s, il est peu probable que les nĂ©gociations aboutissent Ă  une nouvelle convention. Car Avenir-SpĂ© le Bloc n’est toujours pas prĂŞt Ă  signer. Or, pour que les revalorisations prĂ©vues s’appliquent – dans un calendrier qui n’a pas encore Ă©tĂ© dĂ©fini -, la convention doit ĂŞtre signĂ©e Ă  la fois par MG France, syndicat majoritaire chez les gĂ©nĂ©ralistes, et Avenir SpĂ©-Le Bloc, majoritaire chez les spĂ©cialistes.

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