CAPITAL 🔵 RSA : le Sénat veut prolonger l’expérimentation de la «recentralisation» de son financement jusqu’en 2031

L’expĂ©rimentation de la «recentralisation» du financement du RSA (revenu de solidaritĂ© active) ne prendra sans doute pas fin en 2026, comme cela Ă©tait initialement prĂ©vu. Au cours de l’examen du projet de loi de finance (PLF), les sĂ©nateurs ont adoptĂ© un amendement visant Ă prolonger le dispositif jusqu’en 2031. Il avait Ă©tĂ© mis en place dans le cadre du PLF 2022 afin d’éviter aux dĂ©partements, qui ont la gestion de la prestation, les restes Ă charge trop importants.
En effet, l’Etat verse aux départements des compensations pour assurer le versement du RSA aux allocataires. Mais, face à l’augmentation du nombre de bénéficiaires, les conseils départementaux se retrouvent trop souvent avec des restes à charge. Trois départements ont été retenus pour cette expérimentation : la Seine-Saint-Denis et les Pyrénées-Orientales en 2022 et l’Ariège en 2023.
L’expérimentation se poursuit jusqu’en 2031
Ainsi dans ces trois départements, l’Etat a été chargé de verser directement les prestations aux allocataires. Les sénateurs Arnaud Bazin et Éric Bocquet ont rédigé un rapport d’information concernant ce dispositif, présenté à la commission des finances en septembre 2024.
Les sénateurs soulignent que mi-2024, dans les trois départements participants les dépenses effectuées au titre du RSA étaient supérieurs à la reprise des ressources effectuées par l’Etat en compensation ce qui a permis à la Seine-Saint-Denis de dégager un gain net de 43,8 millions d’euros, 21,6 millions pour les Pyrénées-Orientales et 2,8 millions d’euros pour l’Ariège.
Pour l’Etat, cette recentralisation a coûté 35 millions d’euros en 2022 et 68 millions en 2023. Une prochaine évaluation sera lancée dans l’année 2026 si l’amendement adopté par les sénateurs figure bien à la version finale du budget pour l’année prochaine.

