CAPITAL 🔵 Hermès : le «premier de la classe» du luxe au CAC 40 a-t-il encore du potentiel en Bourse ? – Shango Media
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CAPITAL 🔵 Hermès : le «premier de la classe» du luxe au CAC 40 a-t-il encore du potentiel en Bourse ?




<br> Hermès : le «premier de la classe» du luxe au CAC 40 a-t-il encore du potentiel en Bourse ? – Capital.fr<br>
















































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HERMÈS


Hermès
eqroy – stock.adobe.com

Hermès a fait sensation à la Bourse de Paris vendredi dernier, après avoir dégagé des comptes 2023 impressionnants. L’action du géant du luxe du CAC 40 dispose-t-elle toutefois encore d’un potentiel d’appréciation, après l’envolée des dernières semaines ?

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Hermès s’est envolé à la Bourse de Paris, vendredi dernier, suite à la publication de comptes 2023 explosifs et meilleurs que prévu. Avant cette publication remarquable, les bénéfices par action (BPA) d’Hermès attendus pour l’exercice 2023 avaient été «très peu révisés à la baisse au cours des dernières semaines malgré la défiance du marché concernant les acteurs du luxe et le ralentissement de leurs activités», note Damien Ledda, directeur de la gestion de Galilee AM, interrogé par Capital. Les BPA attendus pour 2024 ont quant à eux été révisés en baisse de 4% pour Hermès. Pour autant, les analystes tablent en moyenne sur des chiffres d’affaires de 14,8 milliards d’euros en 2024 et 16,4 milliards d’euros en 2025, soit tout de même «des taux de croissance d’environ 11% par an sur les prochaines années», relève Damien Ledda.

Même si Hermès a prouvé par le passé sa capacité de résilience dans un environnement conjoncturellement moins favorable, ce rythme de progression «nous paraît encore un peu optimiste compte tenu de la normalisation du secteur (ralentissement des ventes d’articles de luxe après la période faste post-Covid) actuellement à l’œuvre du fait de l’inflation, du niveau des taux d’intérêt et du ralentissement des dépenses discrétionnaires des consommateurs», juge Damien Ledda. En effet, si l’on exclut la période post-Covid, qui a engendré des taux de croissance extraordinaires, le rythme qu’a connu Hermès entre 2014 et 2018 se situe plutôt dans la fourchette de 7% à 10% par an.

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Hermès vient de faire état d’une croissance de 17,5% au quatrième trimestre 2023, au-dessus des attentes (+13,7%). Les divisions Vêtement et Accessoires, Maroquinerie-Sellerie, Parfum et Beauté et Soie et Textiles ressortent toutes au-dessus des estimations sur la période. Au niveau des zones géographiques, le Japon reste très dynamique (+26,2%), tandis que l’Asie Pacifique ralentit, tout en restant en croissance à deux chiffres. Les ventes aux Etats-Unis restent également très vigoureuses (+21,6%, contre +12,1% attendu). Au final, «Hermès parvient à publier un chiffre d’affaires 2023 de 13,43 milliards d’euros (contre 13,38 milliards estimés initialement par les analystes) soit une croissance encore une fois exceptionnelle de +21% à taux de change constants et une marge opérationnelle éblouissante à 42,1%, alors que les analystes financiers s’attendaient en moyenne à un niveau de 41% (qui aurait déjà été «best-in-class» (le meilleur du secteur)», souligne Damien Ledda.

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Hermès garde-t-il du potentiel en Bourse, après son envolée ?

Un dividende exceptionnel de 10 euros par action va être proposé lors de l’AG du 30 avril. Les perspectives évoquées par la direction restent succinctes, avec pour seul objectif de délivrer une croissance de chiffre d’affaires à taux constants «ambitieuse». Suite à la publication de vendredi dernier, saluée par les investisseurs en actions à l’ouverture de la séance, l’action s’échange désormais à 51 fois les profits estimés pour les 12 prochains mois (traditionnelle jauge du degré de cherté de l’action), contre une moyenne historique de 45 fois sur les 7 dernières années, soit une prime actuelle d’environ 10%, note Damien Ledda. En complément, si l’on se focalise sur le ratio Valeur d’Entreprise (cumul de la capitalisation boursière et de la dette financière nette) sur EBITDA (marge opérationnelle avant amortissements), le titre Hermès est valorisé 31 fois l’EBITDA attendu pour les 12 prochains mois, contre une moyenne historique sur 7 ans de 26 fois, soit une prime de 19% actuellement.

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Enfin, le flux de trésorerie libre après investissements rapporté à la capitalisation boursière (Free Cash Flow Yield), autre jauge du degré de cherté d’une action, s’élève à 1,9%, ce qui «constitue un rendement du Free Cash Flow très faible au regard des rémunérations offertes aux investisseurs sur les taux d’intérêt des obligations d’Etat (placement alternatif de référence), et cela sans prendre le risque actions», souligne Damien Ledda. Malgré les qualités exceptionnelles du modèle d’affaires de ce fleuron de l’industrie du luxe, «nous faisons la part des choses entre l’entreprise et son action cotée en Bourse. Et nous sommes plutôt dans le camp des investisseurs qui estiment que le titre reste encore richement valorisé au regard du contexte macroéconomique, qui engendre une normalisation des taux de croissance de chiffre d’affaires touchant l’ensemble du secteur du luxe, bien que ce soit moins le cas pour Hermès à ce stade», concède l’expert.

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Depuis le début de l’année, les actions chères restent plébiscitées par les investisseurs, qui tendent à pousser encore plus haut leurs valorisations déjà élevées tant que les résultats sont jugés solides. «C’est le cas pour Hermès, mais évidemment, à ces niveaux de valorisation extrêmement exigeants, il n’y a pas de passe-droit à toute forme de déception (à l’image de l’Oréal vendredi dernier)», relève Damien Ledda. Toutefois, une prime de valorisation significative par rapport à l’ensemble du secteur du luxe reste selon lui justifiée par plusieurs éléments. Hermès dispose d’une marque iconique et d’un positionnement très haut de gamme qui protège davantage l’activité du groupe (et sa capacité de fixation des prix) du ralentissement constaté, d’un bilan fort d’une position de trésorerie nette positive (excédent de trésorerie sur la dette financière), et affiche un retour sur capitaux investis qui se situe historiquement autour de 35%. «Un niveau très au-delà de la moyenne du secteur (18%), ce qui implique un multiple de valorisation élevé, mais probablement un cran en dessous de ses multiples actuels», juge Damien Ledda.

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