CAPITAL 🔵 ConfĂ©rence de presse d’Emmanuel Macron : quelles annonces avant les lĂ©gislatives ? – Shango Media
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CAPITAL 🔵 Conférence de presse d’Emmanuel Macron : quelles annonces avant les législatives ?

Emmanuel Macron


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Emmanuel Macron va répondre aux questions des journalistes mercredi 12 juin à 11 heures à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale. A 19 jours du premier tour des élections législatives anticipées, la course aux alliances s’intensifie avec en ligne de mire la nomination du Premier ministre.

Emmanuel Macron rĂ©pond aux questions des journalistes mercredi 12 juin Ă  11 heures.

© Michael Campanella/Getty Images

– Emmanuel Macron rĂ©pond aux questions des journalistes mercredi 12 juin Ă  11 heures.

Trois jours après avoir annoncĂ© la dissolution de l’AssemblĂ©e nationale, Emmanuel Macronprend de nouveau la parole mercredi 12 juin. Le prĂ©sident de la RĂ©publique est attendu Ă  11 heures pour rĂ©pondre aux questions des journalistes depuis le pavillon Cambon Capucines, dans le 1er arrondissement de Paris. Cette confĂ©rence de presse Ă©tait initialement prĂ©vue mardi 11 juin dans l’après-midi. Elle a finalement Ă©tĂ© dĂ©placĂ©e au lendemain.

L’Ă©vĂ©nement est organisĂ© par Ensemble ! majoritĂ© prĂ©sidentielle, le nom de la coalition du camp prĂ©sidentiel (Renaissance, Modem, Horizons, Parti radical, En commun, FĂ©dĂ©ration progressiste, Refondation rĂ©publicaine et UDI). Emmanuel Macron a prĂ©vu de dĂ©tailler «l’orientation qu’il croit juste pour la Nation», a indiquĂ© l’entourage du chef de l’Etat rapporte l’AFP. «La clarification politique appelĂ©e de ses vĹ“ux dimanche par le prĂ©sident de la RĂ©publique est actuellement Ă  l’Ĺ“uvre. Les forces rĂ©publicaines d’un cĂ´tĂ©, les forces extrĂ©mistes de l’autre se positionnent», a poursuivi cette mĂŞme source.

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La dissolution de l’AssemblĂ©e nationale en rĂ©ponse au score historique du RN

Dimanche 9 juin, la liste du camp prĂ©sidentiel menĂ©e par ValĂ©rie Hayer a essuyĂ© un Ă©chec : elle a enregistrĂ© seulement 14,60% des voix. C’est deux fois moins que la liste du Rassemblement national (RN). Jordan Bardella a recueilli 31,37% des suffrages exprimĂ©s. Le RN grimpe Ă  30 sièges au Parlement europĂ©en. Face Ă  la victoire du parti de Marine Le Pen, Emmanuel Macron a dĂ©cidĂ© de dissoudre l’AssemblĂ©e nationale. «J’ai dĂ©cidĂ© de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissous donc ce soir l’AssemblĂ©e nationale», a dĂ©clarĂ© le chef de l’Etat le 9 juin Ă  20 heures en direct Ă  la tĂ©lĂ©vision. «Soyez certain d’une chose : ma seule ambition est d’ĂŞtre utile Ă  notre pays que j’aime tant, et de vous servir. (…) La France a besoin d’une majoritĂ© claire pour agir dans la sĂ©rĂ©nitĂ© et la concorde», a poursuivi le PrĂ©sident. Il a justifiĂ© sa dĂ©cision par le score record de l’extrĂŞme droite, «un danger pour notre nation, pour notre Europe, pour la place de la France en Europe et dans le monde». Les Ă©lections lĂ©gislatives anticipĂ©es se tiendront les dimanches 30 juin et 7 juillet.

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Quelques minutes après la dĂ©claration d’Emmanuel Macron, le Rassemblement national s’est dit «prĂŞt Ă  exercer le pouvoir si les Français (leur) font confiance», a lancĂ© Marine Le Pen depuis le QG du parti. Ă€ gauche, RaphaĂ«l Glucksmann a dĂ©noncĂ© un «jeu (…) extrĂŞmement dangereux». Tandis que pour la candidate de la majoritĂ©, ValĂ©rie Hayer, «le prĂ©sident de la RĂ©publique a choisi de leur redonner la parole, pour moi, on ne se trompe jamais quand on donne la parole aux Français», a-t-elle lancĂ©.

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La course aux alliances s’intensifie à l’approche des élections législatives anticipées

Emmanuel Macron rĂ©pond aux questions des journalistes dix-neuf jours avant le premier tour de ces nouvelles Ă©lections lĂ©gislatives, la campagne la plus courte de l’histoire de la Ve RĂ©publique. Depuis dimanche soir, le jeu des alliances bat son plein. Lundi 11 juin dans la soirĂ©e, les partis de la gauche se sont mis d’accord. Les Écologistes, la France Insoumise, le Parti communiste français, le Parti socialiste, Place publique, GĂ©nĂ©ration.s et GRS promettent des «candidatures uniques» dans «chaque circonscription» et annoncent la crĂ©ation d’un «nouveau front populaire». La gauche espère faire barrage au Rassemblement national qui, lui, s’imagine dĂ©jĂ  au pouvoir. Selon un sondage paru lundi (Harris Interactive -Toluna pour Challenges, M6, RTL), le RN recueille 34% d’intentions de vote pour les lĂ©gislatives anticipĂ©es, soit 15 points de plus qu’il y a deux ans. Le parti de Marine Le Pen espère remporter la majoritĂ© absolue Ă  l’AssemblĂ©e nationale et obtenir une place au gouvernement. Traditionnellement, dans la Ve RĂ©publique, le PrĂ©sident nomme le chef du gouvernement en fonction du groupe majoritaire. Marine Le Pen voit dĂ©jĂ  son bras droit, Jordan Bardella, occuper ce poste.

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Pour mettre toutes les chances de son cĂ´tĂ©, la tĂŞte de liste du RN s’est dit ouvert Ă  nouer de nouvelles alliances avec les Ă©lus RĂ©publicains. «J’appelle les RĂ©publicains Ă  cesser d’ĂŞtre la bĂ©quille politique d’Emmanuel Macron, je vous tends la main, venez travailler Ă  nos cĂ´tĂ©s», a lancĂ© Jordan Bardella, mardi matin sur RTL. Ce message n’est pas tombĂ© dans l’oreille d’un sourd. Eric Ciotti, le chef du parti Les RĂ©publicain, a acceptĂ© mardi après-midi cette main tendue. Il a estimĂ© nĂ©cessaire «une alliance avec le Rassemblement national».

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Dans son camp, la nouvelle passe mal. Olivier Marleix, Ă  la tĂŞte des dĂ©putĂ©s LR et GĂ©rard Larcher (LR), prĂ©sident du SĂ©nat, ont appelĂ© Ă  la dĂ©mission d’Eric Ciotti. «Je n’avaliserai jamais, sous aucun prĂ©texte, un accord avec le RN contraire Ă  l’intĂ©rĂŞt de la France et Ă  notre histoire», s’est exprimĂ© ce dernier sur X. Mardi en fin d’après-midi, Marion MarĂ©chal a dĂ©plorĂ© «un changement de position» du RN qui «refuse le principe d’un accord» avec son parti. ReconquĂŞte s’est hissĂ© Ă  5,5% de voix lors des Ă©lections europĂ©ennes. Le Rassemblement national pense visiblement ne pas en avoir besoin.

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Du cĂ´tĂ© du camp prĂ©sidentiel, Edouard Philippe, prĂ©sident de Horizons, a appelĂ© Ă  un rassemblement de «toutes les forces politiques du bloc central». «Il faut partir du principe simple qu’aucun parti politique Ă  lui seul n’est en mesure de mettre en Ĺ“uvre quelque chose Ă  la hauteur des enjeux des Français», a ajoutĂ© l’ex-Premier ministre, sur RTL, mardi 11 juin. Pour Gabriel Attal, dont le poste de Premier ministre est sur la sellette, la «messe n’est pas dite» pour la majoritĂ© prĂ©sidentielle. Emmanuel Macron pourrait revenir sur ces coalitions au cours de sa confĂ©rence de presse. D’autant plus que cette dernière n’est pas organisĂ©e par l’ElysĂ©e mais par le parti. Le ton devrait donc ĂŞtre davantage politique.

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