BFM TV 🔵 L’Iran et les États-Unis officialisent la tenue de « pourparlers » sur le nuclĂ©aire vendredi Ă Oman
Le chef de la diplomatie amĂ©ricaine Marco Rubio avait jetĂ© le doute ce mercredi sur la tenue de discussions avec l’Iran. Le ministre iranien des Affaires Ă©trangères a toutefois assurĂ© que les pourparlers se tiendront bien vendredi.
L’Iran et les États-Unis ont fait Ă©tat ce mercredi 4 fĂ©vrier officiellement de discussions prĂ©vues vendredi Ă Oman, levant pour l’instant le doute qui planait sur ces pourparlers.
Donald Trump, qui a positionnĂ© dans la rĂ©gion une force de frappe navale et militaire considĂ©rable, a cependant maintenu la pression en jugeant que le guide suprĂŞme iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, « devrait se faire beaucoup de soucis ».
« Les pourparlers nuclĂ©aires avec les États-Unis doivent se tenir Ă Mascate vers 10 heures vendredi », a Ă©crit le ministre iranien des Affaires Ă©trangères, Abbas Araghchi, sur X, après qu’un article de presse et des propos du chef de la diplomatie amĂ©ricaine ont jetĂ© le doute sur la tenue de ces pourparlers.
Le prĂ©sident amĂ©ricain maintient toutefois la menace d’une intervention militaire si TĂ©hĂ©ran n’accepte pas une sĂ©rie de revendications amĂ©ricaines, allant d’ailleurs au-delĂ de la quesiton nuclĂ©aire. »Je pense qu’il devrait se faire beaucoup de soucis en ce moment. Comme vous savez, ils nĂ©gocient avec nous », a dit le prĂ©sident amĂ©ricain, dans un extrait d’entretien diffusĂ© par la chaĂ®ne NBC, alors qu’il Ă©tait interrogĂ© sur le dirigeant iranien.
« Si les Iraniens veulent nous rencontrer, nous sommes prêts »
Donald Trump a par ailleurs assurĂ© Ă NBC que les autoritĂ©s iraniennes envisageaient d’ouvrir un nouveau site nuclĂ©aire, après les frappes menĂ©es par les AmĂ©ricains en juin dernier contre leurs installations.
« Ils rĂ©flĂ©chissaient Ă ouvrir un nouveau site ailleurs dans le pays », a-t-il dit, ajoutant: « Nous l’avons dĂ©couvert et j’ai dit, si vous faites ça, nous allons vous faire subir des choses très dures. »
Le chef de la diplomatie amĂ©ricaine Marco Rubio avait jetĂ© le doute mercredi sur la tenue de discussions avec l’Iran.
« Nous pensions avoir mis en place un forum qui avait Ă©tĂ© approuvĂ© en Turquie. Il avait Ă©tĂ© créé par plusieurs partenaires qui souhaitaient y participer et en faire partie. Hier, j’ai vu des informations contradictoires de la part de l’Iran, qui affirmait ne pas avoir donnĂ© son accord. La question est donc toujours en cours de discussion », a dit Marco Rubio.
« Si les Iraniens veulent nous rencontrer, nous sommes prĂŞts », a toutefois affirmĂ© le ministre amĂ©ricain lors d’une confĂ©rence de presse.
Le ministre des Affaires Ă©trangères iranien, Abbas Araghchi, conduira la dĂ©lĂ©gation iranienne selon TĂ©hĂ©ran, tandis que les États-Unis devraient ĂŞtre reprĂ©sentĂ©s par l’Ă©missaire de Donald Trump pour toutes les missions diplomatiques dĂ©licates, Steve Witkoff.
Les discussions strictement limitées à la question nucléaire
Depuis la rĂ©pression du mouvement de contestation en Iran par le pouvoir au mois de janvier, Washington et TĂ©hĂ©ran alternent menaces et ouvertures au dialogue, alors que des pays mĂ©diateurs s’efforcent de rĂ©duire les tensions.
Téhéran a souligné à plusieurs reprises que les discussions devaient rester strictement limitées à la question nucléaire, rejetant toute négociation sur son programme de missiles ou ses capacités de défense.
Mais Marco Rubio a été catégorique: « Pour que les négociations aboutissent réellement à quelque chose de significatif, elles devront inclure certains éléments, notamment la portée de leurs missiles balistiques, leur soutien aux organisations terroristes dans la région, leur programme nucléaire et le traitement réservé à leur propre population ».
Les États-Unis ont notamment dĂ©pĂŞchĂ© dans le Golfe une dizaine de navires, dont le porte-avions Abraham Lincoln, tandis que l’Iran a menacĂ© de s’en prendre aux bâtiments de guerre et aux bases amĂ©ricaines dans la rĂ©gion en cas d’attaque.
Donald Trump n’a donnĂ© aucune indication sur l’ampleur d’une Ă©ventuelle opĂ©ration militaire en cas d’Ă©chec des pourparlers. Elle pourrait aller de frappes ciblĂ©es contre des infrastructures militaires Ă une tentative de renversement de la RĂ©publique islamique en place depuis 1979.
En Iran, les rĂ©seaux sociaux, de nouveau actifs après trois semaines de coupure d’internet, sont inondĂ©s de messages rendant hommage aux manifestants tuĂ©s.

