AFRICA TOP SUCCESS 🔵 Côte d’Ivoire : plus de 1700 demandes de divorce en 2024

C’est un chiffre symptomatique du drame que vivent de nombreux couples, qui a été récemment révélé au cours du forum international des couples et des familles, organisé par l’Ong « Famille Cœur Uni », à Marcory en Côte d’Ivoire.
Rien que pour l’année 2024, l’annuaire de l’état civil de Côte d’Ivoire a enregistré 1710 demandes de divorce de couples civilement mariés.
Selon le juriste Roger Kessé, ce chiffre permet de comprendre que les couples ne se préparent pas suffisamment avant de s’engager dans le mariage.
Axée autour du thème évocateur « Bâtir une famille solide et résiliente », la première édition du forum a été l’occasion pour l’organisatrice Reine Niamkey et ses experts, de poser sans passion les problèmes à adresser pour réussir son mariage.
« À travers ce forum, nous voulons dire aux personnes découragées, aux familles disloquées, à tous ces couples qui ne savent même plus les raisons qui les ont amenés devant un maire, à l’église ou à la mosquée, que c’est encore possible de s’aimer, de vivre unis en famille », a-t-elle encouragé.
Les interventions des différents panélistes ont permis de prendre la mesure du phénomène des divorces.
Il en veut pour preuve le choix des régimes matrimoniaux qui deviennent par la suite un casse-tête chinois pour les époux qui envisagent le divorce.
« Ces régimes, on ne les choisit pas au hasard. C’est en fonction de la situation personnelle et patrimoniale de chaque conjoint que l’on doit choisir le régime adapté », a-t-il conseillé.
Pour le psychologue Gaël Brou, les conjoints portent généralement des blessures de leurs aventures sentimentales passées avant de s’engager à nouveau.
Ces blessures influencent négativement leurs attitudes et fragilisent leurs nouveaux foyers.
D’où la recommandation qu’il a faite d’identifier ses blessures passées, de les exorciser avant de s’engager dans une nouvelle relation, car dit-il, le nouveau conjoint ne doit pas faire les frais des erreurs du passé.
Quant au curé, il a exhorté les couples à suivre la formation recommandée par l’église catholique avant les cérémonies civiles et religieuses. Car, soutient-il, « l’église catholique ne cautionne pas le divorce ».
Pour leur part, les coaches matrimoniaux Betys Viot et Charlène Boni, ont prodigué des conseils aux couples, surtout dans la gestion des enfants qui, faut-il le souligner, sont souvent issus de relations antérieures.
