20 MINUTES 🔵 Sans assurance, une ville de Lorraine pourrait mettre la clĂ© sous la porte – Shango Media
General-FRNews-FRONT-FR

20 MINUTES 🔵 Sans assurance, une ville de Lorraine pourrait mettre la clé sous la porte

C’est Ă  peine croyable. Le 1er juillet, près d’un an après les Ă©meutes urbaines qui avaient suivi la mort de Nahel, la ville de Mont-Saint-Martin en Meurthe-et-Moselle, est lâchĂ©e par son assureur. Elle pourrait prochainement devoir fermer ses Ă©coles, sa mairie, abandonner ses transports en commun… Bref, mettre la clĂ© sous la porte. Comme de nombreuses communes en France qui ont Ă©tĂ© très affectĂ©es par les Ă©meutes, plusieurs localitĂ©s se sont retrouvĂ©es face Ă  de grosses difficultĂ©s pour renouveler leur contrat d’assurance. C’est le cas de la ville de Mont-Saint-Martin, commune de 10.000 habitants, particulièrement touchĂ©e lors des Ă©meutes, dont le maire Serge de Carli (PC) a choisi de taper du poing sur la table mardi en dĂ©crĂ©tant une « opĂ©ration ville morte Â».

Une ville « dans l’impasse Â»

De quoi alerter et « illustrer l’impasse dans laquelle nous nous trouvons Â», explique son premier adjoint Patrice Marini. « La situation est grave car le 1er juillet, la ville pourrait ne plus ĂŞtre en mesure d’assurer ses missions puisque nous ne serons plus assurĂ©s pour trois lots (domaines) : La protection fonctionnelle des Ă©lus, la prise en compte de la flotte automobile et du patrimoine et des bâtiments communaux. Â»

Il faut rappeler que Mont-Saint-Martin avait connu, dĂ©but juillet 2023, de violentes Ă©meutes. Neuf bâtiments atteints, dont trois principaux, comme l’hĂ´tel de ville, entièrement saccagĂ© et incendiĂ© au rez-de-chaussĂ©e. Une Ă©cole, incendiĂ©e Ă©galement, mais aussi un bâtiment pour les enfants autistes, complètement dĂ©truit. Bilan, près de 3 millions d’euros de dĂ©gâts. A la suite de ces Ă©vènements, la petite commune avait reçu un courrier de son assureur lui indiquant qu’ils ne seraient plus assurĂ©s dans les trois domaines Ă  partir du 1er janvier 2024. Des actions avaient Ă©tĂ© menĂ©es, le maire s’était entretenu avec l’Etat, avait Ă©tĂ© aidĂ©, des tractations avaient Ă©tĂ© engagĂ©es. RĂ©sultat, l’équipe municipale avait obtenu une prolongation jusqu’au 1er juillet 2024.

Pas de réponse, pas d’école

MalgrĂ© un appel Ă  candidatures, la commune n’a reçu « aucune rĂ©ponse, aucune proposition Â», assure Patrice Marini. « A 19 jours de l’échĂ©ance, on n’a rien. Si la situation reste comme telle, le 1er juillet, nous serons dans l’obligation de fermer les Ă©coles, fermer les salles de sport et les Ă©quipements sportifs, nous ne pourrons pas mettre en place nos transports communaux puisque la flotte automobile n’est pas assurĂ©e. On ne pourra pas non plus assurer le deuxième tour des Ă©lections lĂ©gislatives Â».

Un dĂ©sarroi qui appel Ă  un soutien rĂ©publicain et Ă  l’Etat de prendre ses responsabilitĂ©s. « Nous avons des compĂ©tences, que l’Etat nous a transmises, en particulier l’école. Donc il faut qu’on assume et il faut qu’on soit assurĂ©. Nous ne pouvons pas envoyer 1.000 Ă©lèves dans nos cinq Ă©coles si elles ne sont pas assurĂ©es ! Pour l’instant c’est le point mort. Â»

Plus d’infos sur l’actu politique

Autre impasse que pointe aussi l’équipe municipale, si une rĂ©ponse Ă©tait apportĂ©e, la crainte de voir les cotisations et les franchises sĂ©rieusement augmenter pour devenir « inacceptables Â». « Ă‡a va ĂŞtre très compliquĂ©. Si les cotisations explosent, c’est aussi la maquette budgĂ©taire qui explose, prĂ©vient l’adjoint au maire. Ce sont des choix politiques forts. Â»

Bouton retour en haut de la page
Fermer