20 MINUTES 🔵 Police : Le coĂ»t des dĂ©faillances d’un logiciel de rĂ©daction de procès-verbaux estimĂ© Ă  257 millions d’euros – Shango Media
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20 MINUTES 🔵 Police : Le coût des défaillances d’un logiciel de rédaction de procès-verbaux estimé à 257 millions d’euros

Un logiciel de rĂ©daction de procès-verbaux (PV) de la police, toujours inutilisable dix ans après son lancement. La Cour des comptes a Ă©reintĂ© un programme informatique pour la police nationale lancĂ© en 2015, et censĂ© aider les enquĂŞteurs, qui s’est soldĂ© par un Ă©chec dont le coĂ»t a Ă©tĂ© Ă©valuĂ© Ă  257,4 millions d’euros.

Dans une ordonnance de 500 pages, datĂ©e du 16 octobre dernier, dĂ©voilĂ©e par Le Monde, la magistrate en charge de l’instruction Ă  la chambre du contentieux de la Cour des comptes dĂ©taille les dysfonctionnements techniques et organisationnels qui ont conduit Ă  cet Ă©chec.

Il est notĂ©, Ă  titre d’exemple, la nĂ©cessitĂ© de « 17 clics pour intĂ©grer un PDF » et « l’impossibilitĂ© d’intĂ©grer des fichiers supĂ©rieurs Ă  5 Mo (une simple photo peut avoir une taille supĂ©rieure) sans dĂ©grader leur qualitĂ© ». Les photos « en deviennent alors inexploitables par les magistrats ».

Six personnes mises en cause

En 2015, le ministère de l’IntĂ©rieur lance son projet Scribe destinĂ© Ă  remplacer l’ancien logiciel de rĂ©daction des procĂ©dures pĂ©nales (LRPPN) de la police nationale. A l’époque, le projet est envisagĂ© comme un outil d’aide Ă  la police et Ă  la gendarmerie. Très vite la gendarmerie se dĂ©sengage, laissant la direction gĂ©nĂ©rale de la police nationale (DGPN) en assurer la maĂ®trise d’ouvrage et au service de technologie et des systèmes d’information de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure la maĂ®trise d’œuvre.

Dans son ordonnance, la Cour des comptes dĂ©crit un projet « au contenu mal dĂ©fini Â» et une « gouvernance Ă©clatĂ©e ayant conduit Ă  la dilution des responsabilitĂ©s Â». Elle Ă©voque aussi « des irrĂ©gularitĂ©s comptables significatives Â», notamment « un non-respect des règles de suivi budgĂ©taire Â» avant de conclure Ă  une « faute grave Â» ayant causĂ© un « prĂ©judice financier significatif Â».

La Cour, qui Ă©value ce prĂ©judice Ă  « 257,4 millions d’euros Â», met en cause la responsabilitĂ© de six personnes dont deux anciens directeurs de police et deux anciens secrĂ©taires gĂ©nĂ©raux du ministère de l’IntĂ©rieur.

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